au revoir douce France

Publié le par CapAsia

Bonjour à tous,

nous sommes aujourd'hui lundi et voici un condensé de nos premières aventures dans notre bonne vieille France :

Notre départ s'est déroulé comme prévu à 11h45 depuis l'ESSCA, notre chère école d'Angers. Après quelques palabres et plusieurs séances photo pour marquer l'évênement, nous prenons congé de os amis étudiants ainsi que des espérantistes angevins. Nous partons direction Saumur, accompagnés dans un premier temps par Jean, le père de Rémi, Thomas son frère et M. Bernard Ollivier venu spécialement de Paris marcher à nos côtés pendant nos premiers kilomètres. Après un bon repas offert par le père de Rémi du côté de la gare, nous prenons la route avec la ferme attention d'être à Tours dans la soirée. La sortie d'Angers se fait par l'interminable ligne droite qui part de la Catho pour arriver à Trélazé. Nous entamons le stop après 6 km de marche pendant lesquels nous profitons du bonheur d'être ENFIN partis. M. Marchand, créateur de jeux de société nous dépose à La Ménitré, à 25 km de Saumur. Un autre automobiliste nous déposera assez rapidement à Saumur. Nous reprenons la marche après une tentative vaine d'autostop. Les bords de Loire offrent à nos yeux une splendide mise en scène pour cette première journée. Le soleil est au rendez-vous et nous avons tout simplement le sentiment devenu trop rare d'être biens, sereins et confiants.

Après 6 km de marche,nous reprenons le stop, pas mécontents d'en finir avec cette nationale si dangereuse sur laquelle nous avons croisés de nombreux camions lancés à vive allure. Notre dernier automobiliste s'appelle Sébastien, il est animateur multimédia à Saumur et se rend à Tours, dans le quartier des grands parents de Rémi où nous allons passer la nuit. Excellent repas, nuit au calme, bref une excellente mise en jambe. Nous apprécions.

Vendredi matin, nous partons chercher nos duvets et nos tapis de sol chez Lestra, un fabricant reconnu dans le milieu des professionnels du trekking et sponsor officiel de nombreux aventuriers de l'extrème. Nous n'en sommes pas encore à ce niveau!

Nous assurons la liaison Bléré-Francueil sur un bon train, le GPS nous indiquant un vitesse moyenne de 5.9 km/h. Le parvi de l'église nous satisfait et nous décidons d'attaquer un beau morceau de pâté acheté dans l'unique boutique de la commune. Une pluie soudaine nous oblige à trouver refuge sous un porche après que Rémi eût pris soin (orthographe à vérifier, maman ne m'envoie pas un bled pour autant) de mettre le chariot  à l'abri dans une cabine téléphonique. Avec le développement des téléphones portables, nous trouvons à cette cabine une nouvelle utilité!

Nous repartons entre deux nuées pour rejoindre la Nationale 76 souvent appelée la route des vacances. La chance nous sourit puisque nous sommes pris par Yannick Pelleter, 32 ans, breton d'origine habitant depuis 10 ans à Bourges. Jusque là rien d'exceptionnel si ce n'est que cette rencontre va nous permettre de passer une excellente soirée. En effet, après 150 km, nous descendons à St Germain du Puy, en proche périphérie béruyenne (et oui, les habitants de Bourges ne sont pas les bourgeois! Pour les amateurs de Punk, il semblerait que les Béruriers Noirs aient tiré leur nom d'une habile déformation de ce mot). Nous cherchons à prendre contact avec un autre Yannick, animateur du centre socio culturel conseillé par Sébastien, automobiliste rencontré la veille. Malheureusement, il est absent ce jour et nous n'avons donc pas de solution d'hébergement. Nous nous rendons au presbytère de la commune, vide lui aussi. La pluie bat son plein et nous décidons de rappeler Yannick, l'automobiliste qui nous avait déposé une heure plus tôt en prenant soin de nous laisser son numéro de téléphone au cas où. Nous passerons donc la soirée en sa compagnie, logés dans son appartement. Pour le remercier de son aide, nous l'invitons à dîner dans un petit restaurant de Bourges, sympathique. Depuis le 14, c'est le Congrès National des pompiers. La ville a spécialement programmé une visite nocturne ce soir, avec de nombreux figurants habillés comme au temps médiéval. Nous prenons part à la ballade et profitons du patrimoine intéressant présenté par cette très ancienne ville. Nous nous endormons à minuit avec la ferme intention de faire une belle étape de marche demain.

Samedi : après un petit déjeuner pris dans la galerie marchande de Carrefour, nous quittons notre hôte d'un soir pour réaliser une marche de 26 km. Nous longeons encore et toujours des routes droites qui caractérisent les paysages de plaine. Contrairement à certaines régions de France, le Berry n'a pas trop souffert de la sécheresse et les agriculteurs ont pu irriguer. Les paysages, quoique monotones, sont jolis. Le vent souffle de côté et nous rafraîchit le visage. Après 18 km, nous bifurquons vers le village de St Denis de Polin où se tient une journée gourmande. Au programme dégustation de spécialités locales : miel, saucisson, fromage de chèvre et vins blancs

 Nous arrivons à Dun sur Auron à 17h30 et trouvons un hébergement dans le foyer logement de la commune. Une bonne soupe, un bon lit et un petit déjeuner nous serons offerts. Trouverons nous des services sociaux aussi performants à l'étranger? Dans la soirée nous visitons le beffroy du centre ville, un des vestiges de l'heure de gloire que connue Dun sur Auron, qui s'appelait Dun le Roy lorsque Charles VII, Roi de France, en avait fait son site de villégiature préféré.

Dimanche 18 septembre ;

Nous partons avec l'intention d'être à Moulins ce soir. Après 6 km, nous commençons à faire du stop. Malheureusement, il semble que les bérrichons ne soient pas du même avis et après deux longues tentatives, nous reprenons la route vers le prochain village afin d'avoir une baguette pour accompagner notre saucisson et notre fromage achetés la veille. Il est 14h quand nous repartons et nous estimons que nous ne pouvons pas marcher assez rapidement pour être avant la nuit à Sancoins, prochaine ville distante de 22 km.

Nous nous postons donc à la sortie de la ville, après un virage, endroit stratégique. M. Lannoo s'arrête et nous propose de nous déposer à Lyon. Comment refuser une telle proposition? Cela nous permettrait de rattraper notre plan de route et de quitter ces routes droites interminables sur lesquelles nous croisons depuis ce matin des centaines de motos revenant du Bol d'Or, la célèbre course qui se dispute sur le circuit de Nevers Magny Cours. Après 260km de route commune et d'échanges fort intéressants, il nous dépose gentiment sur le toit de Lyon, au pied de la cathédrale de Fourvière qui domine l'ancienne capitale des Gaules. Le panorama est magnifique et par temps clair, on peux même apercevoir le Mont Blanc. La grisaille d'aujourd'hui ne le permettra pas. Nous dormons dans l'auberge de jeunesse du Vieux Lyon qui possède une terrasse panoramique assez impressionnante. Après une ballade danx les rues très calmes de Lyon, nous nous endormons vers minuit. Ce matin, nous rejoignions un cyber café pour vous donner quelques nouvelles.

A bientôt

 

Alexis et Rémi

Publié dans France

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Dimitri 08/10/2005 19:54

coucouc à vous deux,

Je viens de lire vos récits, c'est épatant...

Je vous souhaite encore pleins de courage pour la suite et je suivrais avec admiration vos prochaines aventures!

A bientôt.
Dimitri

PIERRE ET CHAD 27/09/2005 20:54

Salut les moritos de la route la soie

super votre carnet de route,
déjà de nombreuses aventures en 12 jours !
on pense à vous souvent.

pierre et chad

Charles et Simone 26/09/2005 20:25

Tous les jours nous pensons à vous, où vous pouvez bien être, nous vous suivons à la trace, maintenant vous êtes en Italie. Bises et à +

Talbot 26/09/2005 20:04

Salut Alex!!!!

J'espère que votre excursion se déroule comme prévu!
Je montre à ma mère à quoi ressemble votre site.
j'en profite pour vous laisser un message.
Nous sommes de tout coeur avec vous!!!!
Bon courage , bonne route et à bientôt!!!!!!!

Mathieu Talbot

RENE EVELYNE ET BERNARD 25/09/2005 14:26

EST CE QUE LA ROUE TIENT LE COUP ?N'OUBLIE PAS D'ACHETER 1 KG DE GRAISSEDE POUR L'AXE DES 2 ROUES OU MIEUX TU PASSES CHEZ UN AGRICULTEUR QUI T'EN METTRA
DE LA PART DU MECANICIEN RESTE A BEAULIEU
COMME TU LE VOIS RENE EST A MANGER A LA MAISON ET IL TE SOUHAITE UN BONVOYAGE ET TE DIS BIEN LE BONJOUR
on attend de vos nouvelles , vous devez être prets de l'ITALIE
RENE DEMANDE S'IL DOIT METTRE LE LANDEAU RECUPERER A EMMÂUS EN ETAT POUR LE RETOUR ;;;;
C