Pakistan

Publié le par CapAsia

Du 3 au 24 mai, par Alex

 

La fatigue se fait sentir

 

Nous voila donc a Sost, dans cette ville frontiere sans charme aux allures de Deadlake City dans Lucky Luke. Une seule rue et des bouis-bouis de chaque cote. Nous partons des le matin pour un trek dans la vallee de Chapursan, le long du Wakhan Corridor, en . Nous emprutons une route de Jeep qui nous fait traverser de nombreux villages Ismaliens, une minorite musulmane majoritaire dans le nord du . (plein d’infos sur Internet) Apres 38 km, nous campons au bord de la riviere.

Le lendemain, nous connaissons tous les deux une journee difficile : Remi a mal au talon, moi au dos. A 10h30, nous sommes invites pour le the par une femme ismaelienne, souriante et anglophone. C’est la premiere fois depuis bien longtemps qu’une femme prenne personnellement cette decision. Comme beaucoup ici, sur deux longues tresses, elle porte une coiffe coloree d’origine tadjike sur laquelle repose 1 foulard retombant sur les epaules. Requinques, nous reprennons la marche vers la vallee. Avant la nuit, une famille nous offre quelques patates pour la soiree. Nous pensions pouvoir acheter qq denrees de base dans les villages mais il n’y a pas une epicerie, pas un boulanger. Chaque foyer assure sa subsistance avec du ble, du lait des patates et du sucre. Cependant, grace a la fondation Aga Khan (chef spiritual des ismaeliens, residant a Paris), l’Union Europenne et le gouvernement tous les enfants ont acces a une scolarite gratuite, les familles peuvent se rendre au centre de sante du village et prier dans des “Jamatkhanas” (equivalent des mosquees) recentes. On trouve meme des associations de femmes dans certains villages. Nous atteignons Babakhundi, dernier village avant l’Afghanistan, ou nous passons la nuit a 3500m d’altitude, bien au chaud sous d’epaisses couvertures. Depuis la sommaire Guest House posee sur la prairie, nous partons ½ journee en direction du col desormais ferme (officiellement) qui separe les deux pays. Le sommet est a 4950m mais nous nous contentons d’une observation lointaine. Nous entamons ensuite une marche nocturne pour rejoindre a 30 km le point de depart de la Jeep qui rattrape la Karakorum Highway. A 5h, elle arrive. Une vieille Toyota rallongee aux pneus lisses conduite par un vrai pilote de rallye. Sur une route etroite, a flanc de montagne, il enchaine les virages a fond, sans aucune visibilite, s’en remettant a Dieu. Imperturbables, les passagers discutent, tout en se frottant la tete qui tape parfois au plafond. A l’etage, un jeune gamin fixe les sacs et s’agrippe comme il peut. Dans les champs, les paysans sont a l’oeuvre, profitant de la fraicheur du matin. La vallee est magnifique, toutes les parcelles  sont vertes et irriguees, les arbres fruitiers sont en fleur, du rose, du blanc, du jaune…

Il fait une chaleur de plomb sur le bitume et je suis pris d’etourdissements… Non ca ne va pas, depuis hier rien ne marche comme avant. J’ai mal au dos, deux gros boutons de fievre sur la levre inferieure, une plubalgie recurrente sur le tibia gauche, une blessure sur le pied droit, des hemorrohoides et…un point de cote! Heureusement, le sourire des gens d’ici redonne le moral pour avancer. Autour d’une assiette de lentilles et d’un the nous prenons une bonne pause a l’ombre, dans le jardin d’une grande famille. Les ecoliers curieux lancent hesitants des “how are you?’, “what is your name?”. Des le plus jeune age, leur niveau d’anglais est impressionnant. Nous finissons la marche (40 km) en meilleur etat que le matin et posons la tente sur l’herbe d’un restaurant ou nous dinons copieusement. Nous n’avions pas mange a notre faim depuis qq jours. L’aubergiste est attachant et nous raconte les bonnes annees, quand il servait 30 couverts, avant le 11 septembre 2001!

Nous avons les pieds en feu et des petites mines, nous nous reposons donc le lendemainavec une petite marche de 11 kilometres vers le Borit Lake dans lequel se baigne des gamins. C’est dimanche, journee détente pour tout le monde. Au retour nous discutons avec un paysan qui irrigue ses pommes de terre. Elles sont reputes comme les meilleures du pays et c’est peu dire quand on voit le travail minutieux de la terre. Le soir je m’endors sur un bouquin de trekking. J’y apprends que les sherpas, les porteurs comme on les voit dans Tintin au , peuvent porter les charges suivantes : 18 kg jusqu’a 6000m, 16 kg entre 6 et 7000 m et 14 au dessus de 8000! Leur quotas de cigarettes est de 10 par jour, et peu importe l’altitude!

 

Lund 8 mai, pique-nique en altitude et nuit sous un pont

 

Apres le petit dejeuner, nous partons leger vers la Yunz Valley, un superbe point de vue entre deux glaciers a plus de 6500 m d’alt. Le chemin devient vite un mur d’escalade et nous voila deja a 3700 m. Nous dejeunons entre deux glaciers hymalayiens, avec une vision fabuleuse a 360 degres. Nous prenons un the dans une cabane en pierre occupee par deux femmes qui gardent les troupeaux de moutons. La plus vieille nous fait comprendre que sa vie se resume a “sheep et sleep” autrement dit garder les moutons et dormir. Nous leur offrons en echange une boite de biscuits LU, des Prince pour les amateurs. Les pakistanais en rafolent et ils coutent ici 0.30 euro! Nous prenons a peine le temps de nous poser et plions la tente, direction Karimabad, dans la vallee de Hunza. Nous passons de nouveau la nuit sous un pont, mais quel pont! Il est l’une des longues passerelles suspendues sur la riviere Hunza. Nous le franchissons le lendemain, comme des equilibistes. Il n’existe pas construction plus basique : 4 cables tendus entre deux lourdes pierres, et des planches bien usees disposees en largeur, sur une centaine de metres! Ca monte, ca descent, ca prend le vent mais on se tient fort pour progresser entre les planches parfois espacees de pres d’un metre. Derriere et devant nous, les villageois assurent le spectacle : franchissement avec chargement, en courant, sans les mains et les trois combines! Nous n’avons toujours pas recuperes et, fait heureusement tres rare, nous nous fachons…pour une histoire d’abricots secs! La situation est ridicule et on en rit bien vite, tout en continuant la marche.

 

 

Du repos, surtout du repos

 

Nous atteignons Karimabad après 9 jours au et de la pluis pour rafraichir l’atmosphere hier soir. La vallee est l’une des trois vallees de la longevite (les autres sont en Chine et en Equateur) et nous observons aisement la vitalite des gens. Peut-etre est-ce du a la nature qui offrr a cette vallee des milliers d’arbres fruitiers?

Uses, sales, amaigris, nous prenons une chambre double pour une bonne douche. Nous ne pourrions pas debarquer dans un dortoir, par respect pour les autres! Les hotels ici sont vraiment bon marche, 100 Roupies la nuit pour deux, soit 1.40 euro.

Il nous faut absolument du repos, du repos. Ne rien faire, cela nous est-il deja arrive depuis 8 mois de voyage? Il semble que nous soyons tombes dans l’endroit ideal pour nous refaire. 13kg en moins pour Remi, 4 pour moi, il y a du boulot (mais aussi de la soupe aux abricots). Nous avons quitte la route de la Soie pour la route des babas-cool, nostalgiques des annees hippies. Certains comme Michel et Maryline, des iserois qui voyagent depuis 30 ans sont la depuis un mois. Michel est une encyclopedie vivante, il connait l’Inde comme sa poche. Il nous raconte les pelerinages qu’ils ont accompagnes, les changements de la societe, la grande époque Inde, , ...

Nous pourrions profiter de ces trois jours de repos pour actualiser le site mais il faut croire que la beaute et la puissance du paysage dominent encore la technologie. Internet est donc horriblement lent et seule la famille aura droit a des nouvelles.

Finalement nous restons 5 jours a Karimabad, après un trek magnifique jusqu’au col de Hon a 4300 metres et une journee dans une mine de pierres ou les chercheurs extraient des Aquamarines, ces pierres bleues translucides dont ils font de belles grosses bagues. On trouve aussi ici des rubis, quartz et cristaux.

 

La montagne c’est beau mais c’est aussi tres difficile

 

Nous arrivons a Gilgit le 14/05. Nous venons de passer la barre des 4000 kilometres et pour la premiere fois depuis 20 jours, nous descendons sous les 2000 metre d’altitude. La ville est bien triste, avec ses grandes rues sales, ses marchands d’armes (on parle de 18 millions d’armes non declarees!) et son terrain de polo vide. Nous ne restons qu’une nuit, au Moutain Refuge, hotel de bonne compagnie devenu un pensionnat pour filles après le 11 septembre!

Nous rejoignions la region de Chitral, au Nord-Ouest du pays, dans la chaine de montagne de l’Hindukush. Le bus est plein a craque, une joyeuse bande de porteurs et de guides qui vont sans doute encadrer un trek. En ce qui nous concerne, nous avons programme une randonnee de 2 jours avec passage d’un col a 4300 m, le Chumarkhan’An. Nous passons la premiere nuit dans une famille d’ismaeliens. Le lendemain, nous attaquons l’ascension des 7h du matin avec au passage quelques mises en garde “n’y allez pas, il y’a plus d’un metre de neige, pas avant juin” qui contrastent avec l’enthousiasme des habitants hier soir. Nous verrons bien… et nous avons vu! Affreuse journee, en effet il y’a de la neige, et des ruisseaux egalement, et des rochers glissants, et un ciel menacant. Nous n’esperons plus rien, a bout de forces, trempes, lessives, enerves… Il faut a tout prix que nous franchissions le col avant la nuit, sinon c’est la mort assuree, a cette altitude, la nuit dehors est inimaginable. Alors nous nous arrachons, serrons les dents, traversons tete baissee des portions ou plus d’un metre de neige s’est accumulee. Vers 18h, nous sommes sauves, nous sommes dans le versant descendant et ramassons du bois pour un feu au bord de la riviere. Le sol n’est pas bien plat mais aucune importance, le sommeil vient vite. Nous repartons le lendemain et rejoignions une nouvelle vallee qui conduit a Chitral. Voyant nos tristes mines, les premiers villageois nous invitent pour un the, puis un repas et puis la nuit. Tout le monde se connait ici et l’activite de l’apres-midi consiste a visiter toutes les maisons pour rencontrer le proprietaire, toujours presente comme le neveu du frere du cousin qu’on vient de voir chez Mohammed!

Le 18/05, nous arrivons a Chitral ou nous nous rendons directement au commissariat pour la registration obligatoire. Nous sommes a proximite de l’Afghanistan et la police tient a rassurer les visiteurs “have a good sleep, police is awake” (dormez bien, la police veille), peut on lire a l’entrée de la ville. Nous ne restons pas a Chitral, rejoigniant aussitot la vallee des Kalashs (une population de montagne polytheiste en voie de disparition-ils ne seraient plus que 3000. Ils menent une existence tres traditionnelle et sont reconnaissables par leur tenue vestimentaire, notamment chez les femmes, tres elaboree avec de multiples perles, boutons et couleurs). Nous la traverserons du sud vers le nord par un trek de 2 jours traversant les villages de Bumborait, Rumbur et Birir, coeurs de la vallee. Nous plantons la tente a la sortie du village de Bumborait, fuyant les innombrables Guest House aux noms evocateurs : “Kalash Valley Original Style” et autre “Indigeneous Hotel”. Mal nous en a pris car eclate en debut de soiree un bel orage et la tente prend l’eau, par le sol! Nous avons eu la bonne idée de la planter sur une terrasse non cultivee mais a la terre visiblement argileuse. Nous dormons quand meme au sec après avoir ecope le navire et attendu que la chaleur lourde d’apres-orage fasse le reste du travail.

 

 

La police mene l’enquete

 

Le lendemain nous sommes rapidemet rejoints sur le trek par deux francais et leur guide. Vincent et Stephane travaillent dans des ONG a Manserha, la ou le Pakistan a connu l’horreur d’un seisme devastateur laissant derriere lui plus de 80000 morts. Avec nos sacs de 15 kg, nous ne pouvons suivre le rythme de marcheurs sans bagages, aussi ils marquent regulierement des pauses pour nous attendre et discuter. Nos chemins se separent a mi-parcours. Une Jeep les attend pour rentrer a l’hotel, nous continuons a pied vers Chitral. Taj, le guide kalash nous indique le chemin a suivre, nous assurant qu’il est simple. Nous devons passer le col de Kundyak An a 2850m avant de redescendre dans la vallee. Dans le col, nous perdons les chemins de bergers et l’ascension devient vraiment difficile. Nous sommes dans une epaisse foret de coniferes et la pente est impressionnante. Il faut s’imaginer un versant de montagne, pas un col ou circulent des voitures. J’atteinds le sommet avant Remi et m’asseoids, fatigue. 10 minutes et 3 biscuits passent, Remi n’est toujours pas la. Il est 15h45, je l’appelle, pas de reponse. Je m’inquiete tres rapidement, ou peut-il etre, je suis au sommet du col, je n’ai pas bouge et il n’est pas passé. Il se serait d’ailleurs forcement arrête pour recuperer. Je redescends le col, cherche ses traces, m’imagine desormais le pire : crise cardiaque, rupture d’anevrisme, braquage en plein col, enlevement, piqure de serpent… Pendant une heure je parcours le col de long en large, crie, hurle, cogite. Il est 17h, je dois redescendre, s’il le faut je remonterai des l’aube mais il est sans soute en danger, je dois prevenir la police et lancer des recherches. Je redescends en trombe, marche, glisse, tombe et repars jusqu’au village de Grom ou il n’y a pas de telephone ni de gendarmerie. Que puis-je faire? Je n’ai meme pas d’argent, c’est Remi qui a tout. L’aubergiste que je viens de rencontrer est comprehensif mais lui-meme ne peut rien faire, il fait nuit, le premier village d’importance est a 20 kilometres et il n’y a pas une voiture dans le village. “Mange, lave toi et dors” me dit-il. “Tu n’as pas d’argent, peu importe, je t’invite”. Quelle generosite! Deux francais sont la aussi et imaginent avec moi des scenarios horribles, car il est veritablement impossible qu’il ai passé le col et il n’aurait pas fait demi-tour sans me prevenir. Non, il lui est arrive quelque chose de grave, je crains le pire! Je reste eveille toute la nuit et decolle a 5h avant d’atre rattrape par une Jeep qui me conduit a Ayun. Au flic de la ville qui porte une belle casquette a l’envers, j’explique la situation. Il reagit vite et previent ses collegues de Bumborait et de Chitral. Il faut partir a sa recherche, refaire le trek a l’envers. 3 flics sont mis au service : deux vieux dont l’un marche avec une canne et un jeune bien portant qui fondait dans son hamac. Ils n’ont pas l’air de bien connaitre la region et enfilent leurs tongs pour partir. Je crois que je vais devoir ne compter que sur moi meme dans ce col, comment peut-on escalader une montagne avec des chaussures en plastique? Nous voila dans une Jeep empruntee a un commercant contre un paquet de biscuits secs, on croit rever. Pour me rassurer, ils parlent de scorpions, de cobras et de tigres, tout en ponctuant toutes leurs phrases pas Inch’Allah. Nous attendons du renfort a un check point. Sauve, ceux-la ont des chaussures de marche en cuir mais chacun une clope au bec, ca promet. On me demande d’attendre une autre Jeep, celle-ci part en eclaireur… et revient bien vite avec Remi! Retrouvailles presque emouvantes le jour de son anniversaire, moi qui ecrivait dans ma tete le mail annoncant a ses parents la terrible nouvelle. Qu’est-il arrive? Remi a pris un chemin qu’il pensait mener au sommet et il est redescendu sans s’en rendre compte au pied du col, a l’endroit précis ou nous dejeunions 3 heures auparavant, au bord de la riviere. Trop loin l’un de l’autre, nous ne pouvions nous entendre. Il a passé la nuit avec des jeunes travailleurs payes 6 euros par mois pour pousser d’enormes troncs de bois sur la riviere utilisee comme un flume, avant de reprendre la route asphaltee ce matin. Ce trek marque notre derniere journee dans le nord du pays et le soir meme nous fetons l’anniversaire de Remi dans un bon restaurant avec Vincent et Stephane, retrouves par hazard a Chitral.

 

Peshawar, envoutante et indescriptible

 

Le minibus qui prend la route pour Peshawar est plein a craquer, nous sommes 19! Serres comme des sardines, nous prenons notre mal en patience pendant les 13h de route necessaires pour couvrir 350km entre les montagnes et la plaine du centre du pays. Deux cols a 3000 sont au programme, la route est un chemin defonce sur lequel nous croisons de nombreux camions pakistanais, de vrais arbres de noel a roues! Neons, ventilateurs, guirlandes, peinture multicolore, proue de navire et pare chocs surdimensionnes… Ici on aime le kitch, les fleurs, les histories d’amour a l’eau de rose et les mechants gangsters aux mains ensanglantees. Tout ca s’observe dans la rue, sur les trottoirs. La conduite est dangereuse, on fait du bruit, on pollue, on crie, on frotte les carrosseries. Le des villes est totalement different de celui des montagnes, calme et reposant. Nous arrivons de nuit a Peshawar, après avoir passé les camps de refugies afghans. Peshawar, ville de tous les vices, des fusillades, du traffic de drogue, des armes a feu, des mendiants… Une atmosphere folle, exitante, mystrieuse. Tout ici est plus qu’ailleurs. Kaboul n’est qu’a 140 kilometres et beaucoup de voyageurs prennent cette direction. Devenu plus sur, les visas sont delivres rapidement et sans difficulte. Si nous avions du temps, sans doute pousserions-nous aussi l’aventure dans ce sens. En attendant, nous avons faim mais le est loin d’etre une destination gastronomique. Au choix, enorme brochette de 500 grs de mouton ou bien… enorme brochette de 500 grs de mouton! Nous nous rabattons sur des lentilles, comme souvent. Heureusement les pakisanais sont les rois des jus de fruits frais et autres milk-shakes rafraichissants. Sur les trottoirs, les homes (il n’y a pas une femme dans la rue) ont installe leurs lits et cherchent la fraicheur de l’exterieur. Il fait bien 30 degres quand nous nous couchons, sans couverture, le ventilateur a fond. Nous visitons la vieille ville de Peshawar le lendemain. Le Khyber Bazar est l’un des plus beaux que nous ayons fait. Sous bien des aspects il ressemble au Grand Bazar d’Istanbul, mais sans le cote ordonne. Ici c’est la foire, partout, des qu’il y’a une petite place, on la saisit. Les cordonniers travaillent a 4 mains sur le sol, leurs pieds servant d’etaux. Les enfants sont nombreux aussi, dans les gargottes, les boulangeries, les imprimeries… On sent de la pauvrete malgre la gentilesse des gens, on observe les ombres furtives des femmes en burqa afghane.

 

Attente du visa indien a Islamabad

 

Nous sommes en ce moment au camping d’Islamabad, un petit coin de verdure au coeur d’une ville moderne, aux grandes avenues proprettes bordees de beaux magasins dans lesquels se jettent les riches familles a la nuit tombee. Les gens menent ici une vie nocturne car la chaleur est lourde, l’air humide. Nous attendons notre visa indien, delivre mardi prochain si tout va bien. Et puis des jeudi nous passerons en Inde.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Pierre J 30/05/2006 08:42

Salut les gars,Bien content de vous retrouver !Continuez de nous faire vivre vos découvertes et bonne route en Inde