Jeudi 20 octobre
Nous visitons tot le monastere. Imbrique dans la roche, celui-ci n'est pas profond. C'est donc peu de temps apres que nous quittons Ostrog pour marcher en direction de Podgorica, la capitale du Montenegro. Le temps n'est pas beau. Pas question neanmmoins de se plaindre ni d'interrompre la marche a cause de la pluie. Pas question non plus de s'arreter trop souvent. La marche du jour est longue. Nous l'avons meme surestimee. Sur un bord de nationale, sous la pluie, nous nous arretons manger pour reprendre des forces.
Mais rien n'y fait. A 3 km de Danilovgrad, nous capitulons. Apres 25 km de marche sous la pluie, la nuit commence a tomber. Nous ne pouvons plus progresser a pied. Pendant 1 heure nous tentons le stop. Un jeune s'arrete enfin pour nous prendre. Interloque, il se demande franchement ce que 2 hommes font ici, en pleine campagne. Nous lui tendons en reponse l'article de journal. Amuse, il veut nous invite a boire un coup. Nous ne pouvons pas refuser. Le the, traditionnellement accompagne de rhum ici (!), nous fait un bien fou. Nous le remercions avant de monter dans un taxi collectif qui nous emmenera dans le quartier etudiant de Podgorica.
Dans le noir, evitant les flaques d'eau, nous avons du mal a trouver la residence ou une chambre nous a ete reservee. Nous finissons par la trouver, prenons une douche bien meritee, et filons au refectoire ou sont servis jusqu'a 20h des plats pour l'equivalent de 50 centimes d'euros. Ce n'est pas une gastronomie tres fine : potage en entree, pommes de terres frites escalope de poulet panee, riz au lait en dessert. Tres gras mais nourrissant. Et pas cher !
Nous y rencontrons Nenad, jeune travailleur qui a voulu mettre un terme a ses etudes d'economie en passant le dernier examen qui lui manque. Nous passerons le reste de la soiree avec lui et ses amis dans sa chambre, ou ils celebrent la fin des etudes pour l'un des leurs. Nous ne manquons pas non plus de visiter la ville avec lui. Podgorica est tres vivant, les jeunes savent y faire la fete dans les nombreux pubs qui animent le centre. On se sent en Europe, excepte que le cout de la vie est beaucoup moins cher : imaginez le prix d'une conso a moins d'1 euro en France !
Vendredi 21 Octobre (qui est en fait samedi 22, y'a un decalage quelque part, desole...)
Nous avons rdv a 8h30 avec Nenad au refectoire. Dehors s'abat un vrai deluge. La pluie, qui inonde veritablement les rues, compromet notre visite de Cetijne, la capitale historique du pays. Nous passons la journee dans notre chambre et "au 6", numero de chambre de Nenad, lieu de rencontre de pas mal d'etudiants de la residence.
Ce soir se tient une soiree pour feter la fin de etudes d'un ami de Nenad. Nous y sommes convies. 150 personnes sont attendues.
C'est bon de retrouver un temps l'ambiance etudiante. Ca casse un peu notre train train quotidien. Nous parlons a de nombreux montenegrins, qui sont enchantes de notre voyage. Nous sommes invites dans a peu pres toutes les regions du Montenegro. Nous ne pouvons neanmmoins pas les satisfaire tous. Pour une prochaine fois. C'est sur nous remettrons un jour les pieds dans ce pays magnifique ou les gens sont chaleureux. Nous nous couchons a 5h du matin.
Dimanche 23 octobre
Ce matin, c'est leve a 10h30! Pas question de se lever comme d'habitude a 7h30 apres seulement 2h30 de sommeil.
A 12h, nous retrouvons Nenad, prenons le dejeuner ensemble et partons chez lui, a Bar, ville cotiere a proximite de la frontiere albanaise. Dans le train, nous sommes surpris de voir des policiers (des armoires a glace !) effectuer des controles d'identite inopines. Cette fois-ci nous etions munis de billets, pas question de frauder avec des morceaux pareils au controle !!!
Nenad habite chez ses parents une belle maison. Sur sa terrasse, nous surplombons Bar. Sa mere ne peut pas s'empecher de nous offrir le the et des biscuits. Nous faisons aussi la rencontre d'un couple d'anciens diplomates yougoslaves, qui parle tres bien francais, et qui nous conseille de nous empresser d'aller visiter la vieille ville.
Nous partons donc sur le champs avec Nenad. La porte de la cite est fermee. mais un jeune garcon de 13 ans est poste devant. Il nous emmene voir le vieux pont, nous cueille des pommes japonaises et nous guide vers la riviere ou il se baigne tous les ete avec ses camarades. Il est impressionnant de maturite et de dexterite. Ici, les jeunes enfants trainent pas mal dans les rues et se debrouillent seuls pendant que les parents travaillent. Aujourd'hui, c'est dimanche et il n'y a pas ecole. Comme tous les etes, il se propose comme guide de la ville et gagne un peu d'argent de cette maniere.
Nous decouvrons le "nouveau" Bar le soir meme. On sent que c'est une ville assez riche, qui regorge de touristes l'ete. Nenad nous confiera alors qu'il est impossible de circuler dans les rues tant il y a de monde. Le Montenegro offre des conditions climatiques exceptionnelles toute l'annee : le climat ici est tempere et il ne pleut pas enormement. Dans les montagnes, il est pourtant possible de skier !
Lundi 24 octobre
Nous prevoyons de passer la frontiere albanaise aujourd'hui. Le plus simple pour nous est de le faire avec Gansi, un ami de Nenad, qui opere la liaison entre les deux pays en fin d'apres-midi.
En attendant 16h, nous nous rendons sur le marche de Bar le matin. Les marchands sont amuses de voir deux touristes ici. Nous n'hesitons pas a les prendre en photos, avec leur accord. Leurs visages sont si expressifs ! La moitie des femmes et hommes sont edentes mais ils ont l'air tellement heureux ! Ils ne roulent pourtant pas sur l'or, vendant leurs produits pour une bouchee de pain...
Nous rentrons dejeuner chez Nenad. Sa mere nous a prepare une moussaka. En plus d'etre extremement gentille, c'est un veritable cordon bleu !
A 15h, nous plions bagages. Nous ne manquons pas de faire une photo de la famille. Nous avons pour habitude de prendre les adresses des gens qui nous ont recus pour leur envoyer ensuite une carte postale.
C'est presque a regret que nous quittons la maison. C'est qu'on s'y sentait bien ! Et dire que cette fabuleuse rencontre ne tient qu'au fait que Nenad nous a parle au refectoire, curieux de savoir d'ou nous venions. C'est l'histoire de 2 minutes. Vraiment. Mais la suite de l'aventure nous reserve tellement d'autres surprises. Oui, vite, il faut filer en Albanie et avancer encore un peu plus vers l'est...
Dimanche 16 octobre
Nous quittons nos amis et partons en direction du Montenegro. Les gens se sentent membres d une entite, de la Serbie ou du Montenegro mais la Serbie-Montenegro ne represente rien a leur yeux. Certaines personnes se vexent meme, on nous met en garde. Nous avons un contact a Niksic, elle nous a reserve une chambre pres de la faculte pour demain soir. Ce soir, nous aviserons puisque nous tenons a effectuer tout le trajet a pied. La frontier est a 8 km, mous y sommes vers 10h. 2 douaniers, puis 3, ouis 6 nous entourent, nous questionnent, nous observent. La sortie du territoire bosniaque a ete facile mais l entrée au Montenegro est une autre paire de manches. On ne comprend rien a leurs questions, nous nous contentons de leur dire que nous allons a Niksic a pied ou nous avons un contact. Le nom de Djukanovic, notre contact fait son effet, nous pouvons passer, apres avoir presente une carte bleue, expiree, et 60 dollars. Mais qui est donc cette Madame Djukanovic pour que tout le monde la connaisse.
La route est sinueuse, nous traversons des villages authentiques, nous les appelons les villages d Asterix. Les hommes et les enfants font du bois en prevision de l hiver. Nous sommes surpris de voir avec quelle dexterite les gamins manient la hache des le plus jeune age.
Apres 5 km dans le territoire, un vehicule de police s arrete a notre hauteur. Passport. Les deux policiers les examinent longuement et s arretent sur les visas turkmenes et pakistanais. Ils nous regardent bizaremment mais pensent que nous avons deja visite ces pays. Nous n avons donc pas a leur dire que nous partons sur la route de la soie. Je cherche a planquer la plaque d immatriculation croate que nous avons ramassee sur la route, elle pourrait nous poser des soucis. La encore le nom de Djukanovic est un bon passe-droit. Apres 20 minutes d arret, nous pouvons reprendre la route.
Il n y a rien pour dormir avant Niksic, a 35 km, mais nous le savions. Comment etre inquiets puisque la guerre a laisse derriere elle des dizaines de maisons abandonnees ou nous pourrons loger. A Vilusi, nous rejoignons la route nationale. Les maisons abandonnees sont deja moins nombreuses et le temps se refroidit. Ce soir il faudra bifurquer vers un village pour trouver un toit ou demander l hospitalite. Cela ne devrait pas poser trop de problemes, nous avons tout l equipement pour dormir. Vers 16h nous croisons une station service dans laquelle nous faisons le plein d eau, en esperant qu elle soit potable. Pour manger ce soir, nous avons des restes et des conserves ainsi qu un bon morceau de pain. Vers 17h, nous commencons a chercher un refuge pour passer la nuit qui promet, a cette altitude, d etre fraiche. A gauche, une maison abandonnee. Les herbes l ont depuis longtemps envahies et il nous est impossible d y coucher nos matelas. Juste a cote, un trou, une sorte de cave a ciel ouvert, un peu sale mais qui pourrait eventuellement faire l affaire. Mais nous sommes encore trop pres de la route, nous nous ferons remarquer, il faut trouver mieux. Dans une demi-heure, il fera nuit. A droite un chemin tortueux doit mener a un village. C est notre ultime chance. Le routin est sinueux mais nous m apercevons pas de village. Je (Alexis) pars en eclaireur pendant que Remi garde les sacs. Apres 300 metres, il y a une ferme sur la gauche, au bout d un chemin. Je decide de continuer tout droit. S il faut demander l hospitalite, nous serons mieux compris a deux avec nos sacs plutot que seul, les mains dans les poches. Plus loin, j apercois les cloches d une eglise. J ai bon espoir. C est 500 metres plus loin. J inspecte les lieux. L eglise est fermee et le cimetiere est un endroit glauque dans lequel nous avons quelques refus a nous imaginer coucher. Mais cette cabane la bas, a droite de l eglise. Je la contourne et essaie d entrevoir a travers les volets fatigues son utilite. Je glisse ma lame de couteau pour tenter de les ouvrir mais le crochet resiste. Je tente d ouvrir la porte qui, par chance, n est pas fermee. Dans la cabane, quelques outils de jardinage, 2 bancs en bois et 3 bouteilles de vodka vides. Le sol est poussiereux mais l endroit est assez grand pour que nous puissions y etendre nos deux matelas. L endroit semble calme et nous serons proteges du vent. Je cours chercher Remi. Il m attend toujours. Nous reprenons le chemin qui mene a l eglise. Je prefere patienter quelques temps dans le cimetiere, manger et occuper les lieux si personne ne nous voit. Une voiture arrive. Son conducteur tourne a droite, descend du vehicule et entre dans le cimetiere dont il a les cles. Nous nous asseyons sur nos sacs, bien en vue. Apres 5 minutes, il ressort et fait marche arriere. Nous sommes persuades qu il va s arreter a notre hauteur puisque deux marcheurs perdus dans ce village a la nuit tombante ont forcement besoin d aide. Et non, il file. Je l arrete. Je lui demande ou nous pouvons passer la nuit. Bien sur je ne comprends rien a sa reponse. Il ressemble a Richard Boringher avec sa grosse voix et son regard noir plante sous un vieux bob. Apres deux minutes de palabres ou nous n avons strictement rien compris, a part que ce n est pas chez lui que nous serons invite a passer la nuit, nous le remercions pour qu il reparte. Il redemarre et s arrete deux metres plus haut. Il descend de sa voiture et se dirige vers la cabane qu il semble connaître. Il nous indique qu ici nous pouvons dormir, exactement ce que nous voulions. Il legitime notre demarhe en nous proposant lui-même d y passer la nuit. Il repart enfin vers sa voiture mais nous l apercevons passer un coup de telephone. Enfin il est parti.
Nous investissons les lieux, la nuit et le froid sont tombes. Remi deballe son sac alors que je m assieds en essayant de comprendre pourquoi l homme a telephone si rapidement. Je pense qu il a contacte la police, je ne suis pas tranquille.
Dix minutes passent et soudain un vehicule s arrete. Je regarde Remi et je lui chuchotte ‘c est pour nous’. Dehors, des hommes, nous ne savons pas combien, hurlent en notre direction. J ouvre la porte et apercois en contrebas de la cabane 3 hommes, 3 armoires a glace nous pointer du doigt. Ils s approchent de nous, leur regard est noir, plein de haine. Qui sont ces fous? Des nettoyeurs ? Que vont-ils faire ? nous frapper ?, pire, nous depouiller ? Ca y est, c est sur, ce soir l aventure s arrete, tout ce chemin parcouru pour se faire mettre a nu au Montenegro ? Voila l aventure que nous sommes venus chercher, nous pouvons etre fiers de nous, pauvres imbeciles que nous sommes…
De leurs grosses maines ils nous agrippent et nous foutent dehors. Que faire ? Nous defendre ? C’ est impossible, ce sont des colosses et ils sont trois. A l’interieur, toutes nos affaires. Nous tentons de les recuperer et de nous barrer mais notre depart ne les satisfait pas, ils veulent savoir, nous posent des questions, ne nous lachent pas… Nous ne comprenons rien et aucun d eux ne parle anglais. « Papir, papir ». Ils reclament notre passport mais nous refusons, seule la police obtiendra cette autorisation et visiblement ils n en sont pas. Le plus grans des trois, un vrai goliath porte un treillis militaire et arbore fierement deux chicots et un regard idiot. De sa grosse patte, il arrache la lampe de poche des mains de Remi et la met dans sa voiture. Il fouille Remi mais ne s empare pas de son appareil photo, il cherche une arme que nous n avons pas. Celui qui dirige la manœuvre me fait les poches a la recherche de mon passport. Il sort un papier qu il regarde attentivement a la lueur des phares de sa voiture. Sauves, c est le numero de notre contact a Niksic, je lui demande aussitôt de l appeler. La conversation dure quelques minutes mais il leve le pouce, en signe de comprehension. Nous allons pouvoir rester dans la cabane pour la nuit. Les 3 hommes deviennent comprehensifs et s excusent. Ils nous proposent meme d aller manger mais nous preferons reprendre tranquillement nos esprits. Nous apprendrons demain qu ils nous ont pris pour des terroristes… la frontiere de la Bosnie toute proche rend ici les villageois paranoïaques.
Les piles de la lampe restituee faiblissent Nous nous couchons a 19h50 pour 11 heures de sommeil.
Lundi 17 octobre
Nous nous reveillons a 7h20, notre heure habituelle finalement. La mesaventure de la veille est oubliee. Nous devons nous mettre en jambes en direction de Niksic, ou nous sommes attendus le soir. Nous pourrons enfin mettre un visage sur cette personne qui nous a sauve deux fois la mise la veille.
Remi a mal au dos ce matin. Mais il sert les dents pour suivre le bon rythme imprime devant par Alexis. Apres pres de 30 km de marche parmi des paysages magnifiques et par temps tres agreable pour marcher (20*C environ), nous apercevons la ville, entouree de lacs et de montagnes. L'apercevoir est une chose, y rentrer une autre : les 3 derniers kilometres sont eprouvants au bord de cette ligne droite qui n'en finit pas...
Mais le moment tant attendu arrive enfin : poser son sac dans la chambre et s'entretenir quelques minutes avec notre "sauveuse". C'est la doyenne de l'universite de Niksic, amie d'un journaliste esperantiste de Belgrade, tres respectee dans la ville. Autour d'un bon plat servi a l'hotel, nous comprenons que nous serons ses hotes le temps de notre passage a Niksic.
Mardi 18 octobre
Quel accueil ! Tout le corps enseignant de la faculte de philosophie de Niksic se rend disponible pour nous, notamment Yasmina, qui parle tres bien notre langue. Elle est professeur de francais ici. nous prenons place dans la salle informatique, qui comporte...2 ordinateurs ! Les locaux de la fac sont bien differents des notres. Plus ancients, ils n'offrent pas tout le confort que l'on peut trouver en France.
Remi file ensuite a la banque, ou il se demene pour eviter les frais de change. C'est peine perdue, meme apres avoir visite 3 banques concurrentes.
Rapide courses dans un supermarche, qui merite le detour : les neons, faiblards, donnent une triste mine a ce lieu ou nous avons plutot l'habitude en France d'y voir lumieres blanches eclatantes et guirlandes promotionelles en tout genre.
A 14h, Milana nous attend a la reception de l'hotel pour une visite de la ville. Surprise, elle est accompagnee de deux journalistes et un photographe. Nous sommes sous les projecteurs pendant une bonne heure ! En fin de journee, nous visitons le monastere, orthodoxe, de Niksic. Nous profitons aussi de notre temps libre pour appeler nos familles, la premiere fois depuis 5 semaines !
Le soir, nous degustons des spaghettis bolognaises, les meilleures jamais mangees a ce jour. Les italiens n'ont qu'a bien se tenir ! Nous nous couchons assez tot, demain nous attend une nouvelle marche vers le monastere de Ostrog, repute dans toute l'ex-Yougoslavie pour les miracles accompli par le patriarche San Vassiliu
Mercredi 19 octobre
Nous levons le camp assez tard finalement. Nous avons consacre notre matinee a collecter des infos sur l'Albanie, notre prochain pays, qui souffre d'une mauvaise image en Europe pour les voyageurs.
A 14h, nous partons enfin. Nous sommes alors frappes de constater qu'apres seulement 30 minutes de marche depuis le centre de la ville, nous nous retrouvons en rase campagne. On se surprend meme a voir un wagon rouille dans un jardin prive. Comment a-t-il pu arriver la ! Les routes sont accidentees et le chariot souffre des nombreux nids de poules qui deforment la chaussee.
Le temps se gate, mais reste suffisant pour marcher en t-shirt. Apres 4h30 de marche, notre arrivee au monastere est remarquee. En effet, une dame vient a nous et agite une coupure de journal. Elle nous a reconnu grace a l'article paru dedans ce matin. Nous eclatons de rire en voyant nos tetes, la situation est tellement inhabituelle : imaginez un jour lire votre nom dans un journal montenegrin !
Nous dormons ce soir dans une salle annexe au monastere. Dedans y sont rangees des milliers de couvertures et d'oreillers qui servent l'ete a satisfaire les centaines de milliers de pelerins qui viennent se receuillir dans cet edifice. Impressionnant !
En cette saison, il y a moins de monde. dans la "chambre", seulement Vlada nous tiendra compagnie. Nous discutons en anglais quelaues temps avant qu'il ne se couche. Nous ne pouvons pas dormir sans avoir auparavant manger un peu : nous faisons rechauffer les fayots a la lueur des bougies.
Nous n'y sommes pas encore, un peu de patience...
Notre passage en Serbie-Montenegro est prévu entre le 12 et le 15 octobre 2005.
Itinéraire dans le pays : cf. article croatie
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