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Samedi 22 octobre 2005

c'est avec un petit decalage horaire que nous relatons la suite de nos aventures. Nous avons beaucoup marche ces derniers temps et n avions pas la possibilite de nous rendre dans un cybercafe pour le faire. Toutes nos excuses donc pour ce leger retard. Tout va bien, vous etes libres de le constater par ces resumes de nos journees

Samedi 1 octobre

Nous atteignons Desenzano vers midi. Cette ville situee au bord du Lago di Garda ressemble etrangement a Antibes. Nous nous apercevons apres coup que les deux villes sont jumellees. Nous cassons la croute sur un banc, sous un beau soleil, le regard perdu dans cette etendue d'eau devant nous. Apres une tentative d'autostop infructueuse, nous decidons de prendre un train pour Padoue.

A 17h30, Rinaldo, un esperantiste nous y attend. Nous logerons chez lui ce soir. Ce chef de gare a la retraite habite une belle maison, tout en bois, en plein centre. Une fois nos sacs poses dans notre chambre, nous filons prendre trois velos pour visiter Padoue. Cette ville entouree de remparts ne manque pas d'interets culturels : nous n'avons pas fait dix metres quand Rinaldo s'arrete pour nous montrer l'une des plus veilles universites d'Europe, ou ont etudie Copernic et Galilee. Il faut avouer que nous sommes vite tomber sous le charme de cette cite aux monuments plus beaux les uns que les autres et de ces nombreux etudiants faisant la fete ce samedi soir. dommage que l'ESSCA ne propose pas encore d'echanges la-bas.

Nous rentrons vers 22h. C'est autour d'enormes noix et de marrons chauds que nous passons la soiree a discuter, de la visite de Venise demain notamment.

Dimanche 2 octobre

Apres 30 minutes de train, c'est sous la pluie que nous decouvrons Venise : ses petites ruelles, ses multiples ponts, ses gondoles, ses boutiques de souvenirs, et bien sur ses fameux monuments : le pont Rialto, le pont des Soupirs, le palais des Doges et la place San Marco, envahie de pigeons...La pluie redouble d'intensite, tout comme le nombre de touristes qui, meme par mauvais temps, arrivent en masse par l'unique gare de la ville.

A 14h, nous avons rendez-vous avec Manuel, un autre esperantiste qui habite a Venise. Avec lui, nous visitons l'autre visage de la ville : ses jardins secrets, ses "calle" moins frequentees, ses quartiers pauvres meme, que les touristes ignorent sans doute. Nous lui demandons a voir la maison de Marco Polo. Il nous la montre, au coin d'une rue. Toute petite, il est facile de passer a cote sans la voir. Seule une plaque est dressee en son souvenir. C'est le veritable point de depart de notre voyage.

Manuel nous guide a travers toute la peninsule. Heureusement que nous avons de l'entrainement dans les jambes tant il nous balade : en tout nous avons bien marche 6 heures depuis ce matin. 30 km a coup sur !

Nous quittons Venise vers 17h30, avec le sentiment d'avoir decouvert une ville magnifique, certes, mais tant de toutistes quotidiens nous font penser que cette ville-musee est un parc d'attraction.

Lundi 3 octobre

Nous allons faire quelques courses au marche des Halles de Padoue. Nous y achetons poisson, tomates et peches pour trois personnes, afin de remercier Rinaldo de son hospitalite. De retour chez lui, il a l'air embarrasse que nous cuisinions. En plus, il nous signale que finalement il ne mangera pas avec nous ! Nous sommes quelque peu vexes de ce refus. Tant pis. Sa gentillesse est troublee par ce comportement. Nous partons de Padoue pour Trieste avec tout de meme un excellent souvenir de cette rencontre et de cette ville.

Trieste : Valente nous y acceuille. Cet esperantiste de 80 ans nous fera un petit tour de la ville. Nous sommes frappes de decouvrir une cite cosmopolite ou se jouxtent eglises catholiques, orthodoxes et sinagogues. Nous apprenons en fait que Trieste, avant d'etre situe en Italie, se trouvait sous l'emprise de Tito.

A 19h se tient un concert classique pour la commemoration de la chute du mur de Berlin. Qui l'eut crut que nous irions voir ce genre de representation?  Est ensuite dresse un buffet d'amuse-gueules. Non, vraiment, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec l'esperanto ! Cette situation est d'ailleurs la cause d'un fou-rire dont on se souviendra longtemps !

Mardi 4 octobre

Nous consacrons la matinee a internet. A 13h nous demenageons nos affaires chez Danilo, a Muggia, proche de la frontiere slovene. Il parle aussi l'esperanto. Bricole aussi beaucoup. Presque tous ses meubles sont faits par ses soins. Il vit avec Maria, avec qui il a le gout des voyages. Le camping car gare dans le jardin en temoigne. Nous y mangeons bien : spaghettis bolognaise le midi, lapin-pommes de terre le soir. Il faut prendre des forces car demain nous prevoyons de faire une longue marche vers la Croatie. Encore une belle rencontre !

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

jeudi 29 septembre

Deux semaines, voici deux semaines que nous sommes partis d' Angers. Apres le petit dejeuner, nous profitons du poste Internet mis à disposition par Marino.Nous partons à 11h30 en direction de Bergame et plutot que de prendre le bus, nous decidons de nous y rendre à pied, il n'a que 8 km soit 1h20 de marche sans les sacs, si tout va bien...

Le probleme en Italie pour les marcheurs, c'est le manque d'exactitude des indications routieres. Dans le centre d'Alzano, à 500 mètres de chez Marino, un panneau indiaue seulement 5 km. Bonne nouvelle donc. Quelques centaines de mètres plus loin, un autre panneau indique 3 km, de mieux en mieux... Nous poursuivons notre route assez dubitatifs et nous apercevons un panneau Bergame 7 km un peu plus loin. Le must intervient quand dans une meme rue, on nous indique Bergame à droite et à gauche. Amusés, nous nous renseignons auprès d un "carabinieri", un gendarme, qui nous indique une troisième route, derrière nous! Finalement, nous arrivons à 13h10 à Bergame. Nous montons aussitot à la Citta Alta, la ville haute, magnifique ville fortifiee où nous prenons un reel plaisir à flaner pendant 2heures. Nous rejoignions ensuite Marino à la gare avec lequel nous faisons un rapide visite de la nouvelle ville. Il rentre chez lui avant nous puisqu'il passe un examen demain. Nous achetons un bouquet de fleurs pour sa mère avant de les rejoindre pour le diner, excellent d ailleurs (spaghetti à la carbonara et charcuterie en quantite).

Vendredi 30 septembre

Nous prenons le train ce matin à 8h53 en direction de Brescia. Pour le moment, nous n avons jamais été controlés dans les transports en commun que nous avons pris. Nous décidons donc de ne pas acheter de billets, tout en pensant qu'en Italie, on peut encore acheter ses billets dans le train comme c'était le cas il y a encore peu de temps. Un controleur resté à quai nous affirme meme qu' il n'y a pas de controleurs dans le train pour Brescia, nous partons donc l esprit tranquille. A l'avant dernière station, 4 controleurs montent à bord. Pas d'inquiétude, nous allons la jouer fine "ni pas la tempo de preni la billeto, ni voli pagi mais ni pas la tempo". Les controleurs, un homme d'une cinquantaine d'années qui parle aussi bien anglais que nous italien et sa collègue, jeune et plutot mignonne on décidé d'appliquer les regles et nous dressent un PV. Nous leur expliquons que nous ne pourrons pas payer puisque nous partons en voyage jusqu'en Chine. Ce n'est pas le meilleur moyen pour négocier et c'est maintenant à 4 controleurs persuadés que nous nous payons leurs tetes que nous avons à faire! Il est vrai que l'alibi parait gros et c'est sans doute la raison pour laquelle les controleurs rigolent. Tant pis pour TrenItalia car, à moins d'envoyer un huissier chez nos parents, ils ne verront pas la couleur des 25 euros d'amende reclames pour chacun.

A Brescia, nous prenons un bus pour Salo, à 22 km d'ici, c'est la plus grande station du Lago del Garda, la cote d'Azur italienne. Nous voulons marcher entre cette ville et Desenzano, située 25 km plus au sud. Le cadre est magnifique et nous entamons notre marche apres de rapides courses pour le pique nique de ce midi. A l'heure du déjeuner, la tentation est trop forte et c'est dans une eau à plus de 20°C que nous nous baignons. Vers 17h45, après une trentaine de kilomètres, nous décidons de nous poser à Moniga del Garda pour cette nuit. Nous avons marché toute la journée le long du lac, ce qui a considérablement allongé la distance de 25 km qui calculée par la route nationale. Nous passons la nuit dans un petit hotel bon marché.

 

 

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

Nous nous sommes quittes apres notre arrivee à Turin et nous sortirons demain de l Italie ou nous avons passe 13 jours tres sympathiques. Nous nous excusons d avance pour les nombreux oublis d accent qui suivront mais les claviers italiens ne sont pas les memes que chez nous.

Samedi 24 septembre

Apres une courte mais benefique nuit, nous partons en direction du centre ville ou on nous a indique un grand marche. Nous nous y rendons a pied, c est à 6 km. Apres un passage à l office du tourisme, nous decouvrons le plus grand marche d Europe. Des milliers de marchands proposent des fruits et des legumes magnifiques ainsi que de nombreux vetements a bas prix, parfois des contrefaçons. Au sujet des fruits, on nous affirme que certains marchands vendent des OGM, autorises en Italie.  Nous sommes surpris par bien des aspects de ce marche : la majorite des bouchers servent leurs clients avec la cigarette au bec et les poissonniers proposent sur leurs etals des seiches et des poulpes dont rafolent les italiens.

Apres la visite du marche, nous nous rendons dan la chapelle qui renferme le St Suaire, le linge qui aurait enveloppe le corps du Christ apres sa mort. L explication est assez surprenante et tres bien argumentee meme si le guide se garde bien d affirmer qu il s agit reelement du linge qui renferma le corps du Christ. Le doute subsiste...

Nous profitons des journees du patrimoine pour visiter le musee egyptien qui renferme la seconde collection au monde apres celle du Caire. Interessant.

Turin est une metropole dynamique, meme si les difficultes actuelles de Fiat menace des milliers demploi dans la ville. Actuellement, le constructeur ferait vivre 20000 personnes avec les emplois indirects. Les italiens sont de vrais passiones de voiture et de sport automobile en general. La conduite italienne consiste à demarrer en trombe, a freiner tard et sec sans oublier de griller un nombre considerable de feu rouge. Les pietons ne sont nullement prioriaires et nous manquons de nous faire ecraser plusieurs fois. L autre particularite marquante des italiens est leur sens prononce du superficiel vestimentaire, tous les jeunes arborent fierement des lunettes de soleil les plus grosses qui soient, ainsi que des coupes de cheveux particulierement osees. Nous preferons penser que derriere ces esthetes se cachent des complexes, cela nous permet de ne pas avoir honte dans nos T-Shirt trop larges et nos pantalons de routards.

Vers 18h nous montons admirer le coucher de soleil sur Turin au sommet de la "Monte dei Capuccini". Nous rentrons a l appartement pour la fin de la soiree.

 

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

Dimanche 25 septembre

Ce matin, nous sortons visiter le musee de l automobile de Turin qui renferme sans doute l une des plus belles collections au monde, a la fois de voitures anciennes mais aussi de belles sportives italiennes et germaniques. Nous apprecions la visite et nous ne sortons du musee qu a midi. Nous nous arretons manger une pizza dans un petit restaurant de quartier. Le pizzas sont excellentes et coutent en moyenne 5 euros. Une fois rentres a l appartement nous preparons nos sacs pour prendre le train de 16h50 en direction de Milan où nous serons loges chez Marie, une amie de l ESSCA en echange universitaire dans la capitale lombarde. Le nord de l Italie n est pas propice à la marche puisque les villes sont reliees par des nationales à la circulation dense. Nous devons aussi respecter notre plan de route sur lequel nous avons dejà accumule du retard. A notre arrivee, Marie nous propose un aperitivo. C est une foròule de restauration prisee chez les jeunes italiens et pour cause : nous commandons un cocktail et la nourriture est offerte, à volonte. Le buffet est compose d entrees variees et de pates excellentes. Nous nous gavons... Alors qu en France on nous montre nonchalament le distributeur de cacahouetes quand le petit creux se fait sentir, nous trouvons ce concept excellent.

Nous rentrons ensuite chez Marie qui partage son appartement avec 3 collocataires . Marcello, un italien et deux serbes prenommes Radek et Rebo. La voisine passe aussi pas mal de temps chez eux et elle considere les jeunes comme ses enfants. Ce soir elle est invitee à manger chez eux, mais c est elle qui apporte le diner!

Lundi 26 septembre

Ce matin nous n emmergeons pas de bonne heure. Nous preferons donc sauter le petit dejeuner et commencer la journee avec une belle entrecote saignante comme nous l aimons. Apres manger, Alexis sort faire une lessive pendant aue Remi s affere sur Internet. En fin d apres midi nous prenons le metro puis le tram pour rejoindre les esperantistes milanais qui nous offrent un repas au restaurant. Ils sont 5 et nous passons une bonne soiree. Nous progressons rapidement en esperanto et nous n avons desormais plus de difficultes à exprimer, certes simplement, nos sentiments et reflexions. Un esperantiste nous raccompagne en voiture apres une visite nocturn de la ville. Nous finissons la soiree autour de PES 4, un jeu de foot sur console devenu un phenomene de societe. Remi est dans un bon jour alors qu Alexis manque de reussite devant le but!

Mardi 27 septembre

Nous partons vers 10h en direction de San Agostino ou se tient le grand marche de Milan. Certes bien moins impressionnant qu à Turin, nous trouvons neanmoins tout ce que nous voulons pour faire une ratatouille aux habitants de l appartement et à la voisine, en remerciement de leur accueil. Les legumes sont superbes et les tarifs plus qu acceptables : tous les legumes coutent environ 0.70 euro au kilo.

Nous visitons Milan dans l apres midi : la place Duomo et sa superbe cathedrale, la Scala de Milan et la Monte Napoleone qui regroupe tous les grands couturiers milanais et internationaux. Nous assistons à un defile de grosses berlines dont les chauffeurs fiers et chics attendent leur patronne à la sortie des boutiques de luxe.

Dans la soiree, tout le monde apprecie le repas et l ambiance est excellente. Eta, la voisine, ramene une bouteille de digestif rapportee de Roumanie pour conclure le repas. Nous nous couchons à 01h30 avec la perspective d une longue marche le lendemain.

 

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

Mercedi 28 septembre

Ce matin nous quittons l appartement à 8h30 pour nous rendre à Crescenzago, la derniere station du metro à partir de laquelle nous pouvons marcher le long du canal de Martesana jusqu'à Treviglio d où nous prendrons une liaison regionale pour Bergame où un esperantiste nous attend ce soir. Les premiers kilometres du canal sont assez monotones et l environnement n est pas superbe. Nous sommes dans les faubourgs de Milan et nous longeons meme rapidement un campement qui s' apparente à un bidonville.

Apres 12 km nous prenons notre pause dejeuner. Au menu : sardines Connetable "le meilleur de la mer", tomates et pommes. Apres avoir contacte Marino à Bergame, nous reprenons la route. Alexis souffre d une belle ampoule et Remi s exaspere lorsque nous croisons des velos et des scooters le long du canal. Il est vrai que pour les croiser, etant donne la place que nous prenons, nous devons souvent nous arreter et couper notre elan. Le canal traverse de nombreux villages où nous remplissons la gourde aux nombreuses fontaines publiques. Nous discutons avec des petits vieux qui passent leur temps sur un banc et s etonnent de voir deux francais charges comme des mules et qui s obstinent à marcher au lieu de prendre un bus. Il est 15 heures et il nous reste 15 km à parcourir avant Treviglio. Nous continuons d un bon pas en esperant rallier la ville en moins de 3 h. Un cycliste se met à notre hauteur pour nous demander notre route. Il nous explique qu à Cassano d Adda, il faut quitter le canal pour rejoindre Treviglio. Malheureusement, les distances dont il nous parle sont imprecises et nous ratons la route. Nous sommes bon pour un demi tour et 4 km de marche supplementaires. Nous ne sommes plus qu à 4km de Treviglio mais la nuit tombe vite en Italie. Un automobiliste se propose de nous deposer à la gare où nous achetons nos billets pour Bergame.

Marino vient nous chercher à la gare et nous emmene à Alzano, à 8 km de Bergame où il vit avec ses parents tres accueillants. Il est passionne de voyages et de langues etrangeres, il en parle 12 et envisage prochainement un depart à pied vers le Japon. Il prevoit 5 annees de marche. Nous sortons boire une biere dans un pub de la ville et nous nous couchons fatigues vers minuit.

par CapAsia publié dans : Italie
 

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