France

Mardi 6 septembre 2005
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Notre programme en France : du 15 au 20 septembre 2005

Villes traversées :

Angers-Lyon
Lyon-Chambéry
Chambéry-Turin (ita)

Nombre de km à parcourir : 1220

Transport utilisé : marche, autostop

Par CapAsia
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Lundi 19 septembre 2005

Bonjour à tous,

nous sommes aujourd'hui lundi et voici un condensé de nos premières aventures dans notre bonne vieille France :

Notre départ s'est déroulé comme prévu à 11h45 depuis l'ESSCA, notre chère école d'Angers. Après quelques palabres et plusieurs séances photo pour marquer l'évênement, nous prenons congé de os amis étudiants ainsi que des espérantistes angevins. Nous partons direction Saumur, accompagnés dans un premier temps par Jean, le père de Rémi, Thomas son frère et M. Bernard Ollivier venu spécialement de Paris marcher à nos côtés pendant nos premiers kilomètres. Après un bon repas offert par le père de Rémi du côté de la gare, nous prenons la route avec la ferme attention d'être à Tours dans la soirée. La sortie d'Angers se fait par l'interminable ligne droite qui part de la Catho pour arriver à Trélazé. Nous entamons le stop après 6 km de marche pendant lesquels nous profitons du bonheur d'être ENFIN partis. M. Marchand, créateur de jeux de société nous dépose à La Ménitré, à 25 km de Saumur. Un autre automobiliste nous déposera assez rapidement à Saumur. Nous reprenons la marche après une tentative vaine d'autostop. Les bords de Loire offrent à nos yeux une splendide mise en scène pour cette première journée. Le soleil est au rendez-vous et nous avons tout simplement le sentiment devenu trop rare d'être biens, sereins et confiants.

Après 6 km de marche,nous reprenons le stop, pas mécontents d'en finir avec cette nationale si dangereuse sur laquelle nous avons croisés de nombreux camions lancés à vive allure. Notre dernier automobiliste s'appelle Sébastien, il est animateur multimédia à Saumur et se rend à Tours, dans le quartier des grands parents de Rémi où nous allons passer la nuit. Excellent repas, nuit au calme, bref une excellente mise en jambe. Nous apprécions.

Vendredi matin, nous partons chercher nos duvets et nos tapis de sol chez Lestra, un fabricant reconnu dans le milieu des professionnels du trekking et sponsor officiel de nombreux aventuriers de l'extrème. Nous n'en sommes pas encore à ce niveau!

Nous assurons la liaison Bléré-Francueil sur un bon train, le GPS nous indiquant un vitesse moyenne de 5.9 km/h. Le parvi de l'église nous satisfait et nous décidons d'attaquer un beau morceau de pâté acheté dans l'unique boutique de la commune. Une pluie soudaine nous oblige à trouver refuge sous un porche après que Rémi eût pris soin (orthographe à vérifier, maman ne m'envoie pas un bled pour autant) de mettre le chariot  à l'abri dans une cabine téléphonique. Avec le développement des téléphones portables, nous trouvons à cette cabine une nouvelle utilité!

Nous repartons entre deux nuées pour rejoindre la Nationale 76 souvent appelée la route des vacances. La chance nous sourit puisque nous sommes pris par Yannick Pelleter, 32 ans, breton d'origine habitant depuis 10 ans à Bourges. Jusque là rien d'exceptionnel si ce n'est que cette rencontre va nous permettre de passer une excellente soirée. En effet, après 150 km, nous descendons à St Germain du Puy, en proche périphérie béruyenne (et oui, les habitants de Bourges ne sont pas les bourgeois! Pour les amateurs de Punk, il semblerait que les Béruriers Noirs aient tiré leur nom d'une habile déformation de ce mot). Nous cherchons à prendre contact avec un autre Yannick, animateur du centre socio culturel conseillé par Sébastien, automobiliste rencontré la veille. Malheureusement, il est absent ce jour et nous n'avons donc pas de solution d'hébergement. Nous nous rendons au presbytère de la commune, vide lui aussi. La pluie bat son plein et nous décidons de rappeler Yannick, l'automobiliste qui nous avait déposé une heure plus tôt en prenant soin de nous laisser son numéro de téléphone au cas où. Nous passerons donc la soirée en sa compagnie, logés dans son appartement. Pour le remercier de son aide, nous l'invitons à dîner dans un petit restaurant de Bourges, sympathique. Depuis le 14, c'est le Congrès National des pompiers. La ville a spécialement programmé une visite nocturne ce soir, avec de nombreux figurants habillés comme au temps médiéval. Nous prenons part à la ballade et profitons du patrimoine intéressant présenté par cette très ancienne ville. Nous nous endormons à minuit avec la ferme intention de faire une belle étape de marche demain.

Samedi : après un petit déjeuner pris dans la galerie marchande de Carrefour, nous quittons notre hôte d'un soir pour réaliser une marche de 26 km. Nous longeons encore et toujours des routes droites qui caractérisent les paysages de plaine. Contrairement à certaines régions de France, le Berry n'a pas trop souffert de la sécheresse et les agriculteurs ont pu irriguer. Les paysages, quoique monotones, sont jolis. Le vent souffle de côté et nous rafraîchit le visage. Après 18 km, nous bifurquons vers le village de St Denis de Polin où se tient une journée gourmande. Au programme dégustation de spécialités locales : miel, saucisson, fromage de chèvre et vins blancs

 Nous arrivons à Dun sur Auron à 17h30 et trouvons un hébergement dans le foyer logement de la commune. Une bonne soupe, un bon lit et un petit déjeuner nous serons offerts. Trouverons nous des services sociaux aussi performants à l'étranger? Dans la soirée nous visitons le beffroy du centre ville, un des vestiges de l'heure de gloire que connue Dun sur Auron, qui s'appelait Dun le Roy lorsque Charles VII, Roi de France, en avait fait son site de villégiature préféré.

Dimanche 18 septembre ;

Nous partons avec l'intention d'être à Moulins ce soir. Après 6 km, nous commençons à faire du stop. Malheureusement, il semble que les bérrichons ne soient pas du même avis et après deux longues tentatives, nous reprenons la route vers le prochain village afin d'avoir une baguette pour accompagner notre saucisson et notre fromage achetés la veille. Il est 14h quand nous repartons et nous estimons que nous ne pouvons pas marcher assez rapidement pour être avant la nuit à Sancoins, prochaine ville distante de 22 km.

Nous nous postons donc à la sortie de la ville, après un virage, endroit stratégique. M. Lannoo s'arrête et nous propose de nous déposer à Lyon. Comment refuser une telle proposition? Cela nous permettrait de rattraper notre plan de route et de quitter ces routes droites interminables sur lesquelles nous croisons depuis ce matin des centaines de motos revenant du Bol d'Or, la célèbre course qui se dispute sur le circuit de Nevers Magny Cours. Après 260km de route commune et d'échanges fort intéressants, il nous dépose gentiment sur le toit de Lyon, au pied de la cathédrale de Fourvière qui domine l'ancienne capitale des Gaules. Le panorama est magnifique et par temps clair, on peux même apercevoir le Mont Blanc. La grisaille d'aujourd'hui ne le permettra pas. Nous dormons dans l'auberge de jeunesse du Vieux Lyon qui possède une terrasse panoramique assez impressionnante. Après une ballade danx les rues très calmes de Lyon, nous nous endormons vers minuit. Ce matin, nous rejoignions un cyber café pour vous donner quelques nouvelles.

A bientôt

 

Alexis et Rémi

Par CapAsia
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Mardi 27 septembre 2005

Bonjour à tous,

 

Nous nous sommes quittés à Lyon, nous voici à Milan. Les deux métropoles n'étant pas voisines, nous avons quelques jours de retard que nous allons tenter de vous raconter.

 

Après vous avoir donné de nos nouvelles, nous continuons notre visite de la ville. Elle était autrefois réputée pour ses soieries situées dans des quartiers typiques hauts en couleur habités pas les canuts : le quartier St Jean et la Croix Rousse en particulier dans lesquels certaines maisons existent encore, témoignant d'une activité débordante. Nous visitons l'atelier de Soierie qui n'est pas un musée mais bel et bien un lieu où le savoir-faire est préservé et entretenu. En effet, bien que la soie vienne aujourd'hui du Brésil ou de Chine, on apporte à Lyon la valeur ajoutée grâce au travail d'impression qui nécessite une dextérité et un savoir heureusement conservés. Soulignons aussi que les habitants de ces quartiers doivent avoir de très bonnes jambes étant donné le relief accidenté qu'ils présentent. On sent encore aujourd'hui la convivialité qui devait régner à l'intérieur de ces ruelles, de ces impasses et de ces traboules; les bouchons sont toujours là, même si leur clientèle à évoluée. Ces bistrots étaient autrefois envahis en milieu de matinée par les ouvriers et les commerçants qui y reprenaient des forces autour d'une belle pièce de viande rouge accompagnée d'un beaujolais local.

 

Nous rejoignions ensuite la gare pour prendre un train en direction de Grenoble. Nous avons appelé tous les hôtels bon marché dont la liste nous a été donnée à l'office de tourisme de Lyon. Tout est complet, même l'auberge de jeunesse. Nous partons donc de la gare de Lyon Part-Dieu sans savoir où nous passerons la nuit. Rémi a juste eu le temps de laisser un message à Raphaël, le "copain d'un copain" qui étudie à l'Ecole de Commerce de Grenoble. Cette école se situe juste derrière la gare de Grenoble et nous nous y rendons avec l'espoir de faire jouer la solidarité étudiante et de pouvoir trouver un toit pour cette nuit. Nous tombons plutôt bien car c'est le jour de l'intégration des premières années dans l'école et il y'a beaucoup de monde. Alors que je suis en train de nous trouver un  petit appart, Raphaël informe Rémi qu'il a reçu son message et qu'il nous propose son appartement encore vide. Nous le rejoignions aussitôt dans l'appartement de ses amis où il couche en attendant de meubler le sien. Nous récupérons les clés, prenons une douche puis partons le rejoindre au Sun Valley pour une soirée étudiante qui s'annonce sympathique. Nous rentrons vers 2h00 du matin.

 

Mardi 20 septembre

 

Levés à 10h, nous faisons quelques courses pour le déjeuner. Nous nous rendons ensuite à l'Ecole de Commerce pour diffuser nos photos sur Internet et prendre contact avec les espérantistes italiens. Nous y passerons tout l'après-midi pour ne ressortir qu'à 18h. Nous visitons la ville pendant deux heures avant de rentrer manger à l'appartement. Nous sommes assez surpris de constater que la ville de Grenoble ne présente aucun intérêt touristique, outre sa situation géographique exceptionnelle, à 1/2 heure des premières stations et du Parc National des Ecrins. En fait, la ville s'est construite très rapidement pour les J.O de 1968 et comme souvent, ces constructions ont assez mal vieillies, donnant à la ville un aspect gris et bétonné.

 

Mercredi 21 septembre

 

N'ayant pu obtenir dans les temps nos travellers cheques à Angers, nous les avons fait suivre à Grenoble où, théoriquement, ils doivent arriver ce matin. Rémi se rend donc à la banque située à 20m de l'appartement et remonte une demi heure plus tard les mains vides. Les travellers ne sont pas arrivés, ce qui nous impose de rester une journée de plus à Grenoble, alors que nous sommes censés rentrer en Italie demain si nous respectons le plan de route fixé par avance. Nous décidons de continuer notre route comme si de rien n'était et Rémi fera l'aller-retour pour venir les chercher, étant donné que seule sa signature est valide. Nous partons donc en car à Bourg d'Oisans d'où nous partirons en randonnée dans le massif des Ecrins après être monter à la Bastille , une ancienne prison nichée sur une colline et qui domine la ville. C'est une bonne mise en jambe avant les Alpes. Nous arrivons à 18h55 à Bourg d'Oisans où nous avons réservé une chambre pour 37€. Le couple d'hôteliers est charmant et l'hôtel Le Rocher impeccable, nous ne pouvions mieux tomber. Nous ressortons rapidement pour faire quelques courses en prévision de notre rando de demain. Nous achetons de quoi préparer une salade de riz et quelques fruits. Nous cherchons ensuite des renseignements au sujet des excursions réalisables au départ de Bourg d'Oisans. L'Office du Tourisme est fermé, tout comme le point "Information" du parc national des Ecrins. Nous serons finalement conseillé par le photographe du village dont la devanture nous avait fait deviné le passionné de la montagne qu'il est. Nous partirons donc au lac Lauvitel en suivant le GR 54. Le départ ne se fait pas de Bourg d'Oisans mais les ouvriers logeant à l'hôtel nous y conduirons demain de bonne heure puisqu'ils s'y approvisionnent en pierres.

 

Jeudi 22 septembre

 

Comme prévu la veille, nous partons à 7h15 dans le pick-up des ouvriers en direction de la Bérarde. Ils nous déposent à 5 km du début de l'ascension et nous assistons à un magnifique levé de soleil sur les sommets parfois enneigés toute l'année. Nous commençons à grimper à 8h30. L'ascension est estimée à 1h30 selon le balisage. Le GPS nous indique que nous avons mis 35 minutes, sans forcer. A croire que sans les sacs, nous marchons à une allure impressionnante! Nous admirons le lac pendant de longues minutes et nous prenons quelques photos. Nous cassons une petite croûte avant de repartir en direction du lac du plan Vianney, situé à 3 heures. Il fait encore très froid et l'ascension n'est pas du même niveau, elle demande à plusieurs moments une certaine vigilance puisque les cailloux sur une pente raide peuvent être très piégeux. Nous ne croisons plus personne sur cette partie du GR. Nous sommes obligés de marquer des poses plus fréquentes pour nous hydrater et pour soulager nos mollets. Après 2 heures de montée, nous décidons de manger. Il est 13h20 quand Rémi décide de redescendre pour partir en stop à Grenoble où l'attendent les travellers chèques. Sa descente s'avère périlleuse car beaucoup plus longue qu'on ne l'avait imaginé. De plus, il perd le sentier balisé et se retrouve dans des postures inconfortables, voire dangereuses comme en témoignent encore ses avant-bras. Je continue seul l'ascension avec pour impératif d'être présent à la gare routière de Bourg d'Oisans à 18h55 avec les sacs. Normalement, Rémi sera dans le bus avec les travellers et nous filerons vers Briançon où nous sommes attendus à 20h30 par M. Bert, un espérantiste contacté la veille. J'arrive vers 15h au second lac. Le temps a tourné et un vent glacial me frigorifie. J'aperçois des marmottes que je photographie sous tous les angles. A 15h20, je me lance dans la dernière ascension, celle de la brèche du Périer située à 2491m, soit 1700 m au dessus du village de Bourg d'Oisans. Au sommet, on ne voit pas à 10 mètres et les randonneurs que je croisent, équipés de piolets et de chaussures à clous me font comprendre qu'il y'a un réel risque. Je redescends donc prudemment après avoir pris une photo au sommet. Il est 18h20, soit après 3 heures d'une interminable descente lorsque j'arrive sur la route. Je fais immédiatement du stop puisque je suis très en retard. Un automobiliste très aimable et compréhensif fait un détour de 10 km pour m'emmener à Bourg d'Oisans. Je récupère les sacs et attends Rémi. Il se trouve dans le car et me raconte ses péripéties depuis le moment où nous nous sommes quittés : "Pas mécontent de te retrouver Alex! J'ai perdu le GR en route, suis descendu sur le cul la plupart du chemin de caillasses et une fois arrivé aux abords du lac Lauvitel j'ai dû escalader la paroi pour le traverser! Des risques un peu démesurés pour une course contre la montre...ou plutôt contre des travellers chèques"

 

Dans le car, nous nous décontractons. Alexis va même jusqu'à enlever ces pompes à l'arrière. J'avoue que je n'ai pas osé le faire après une rando de près de 1700 mètres de dénivelé, en plein soleil...     Nous passons par Serre Chevalier pour regagner ensuite Briançon. Ca fait tout drôle de voir ces stations mises à nu, sans neige.

 

20h30. A peine les sacs sortis de l'autobus, nous entendons arriver M. Bert avec son gros TRAFFIC. Pas de doute, avec ça tous nos bagages logeront. Il nous conduit chez lui où il vit avec sa fille Marjolaine.

 

La table est dressée, nous n'avons plus qu'à y glisser nos pieds. Au menu, tarte aux noix et au roquefort, tartiflette et salade de concombres. Un repas certes bien mérité après une bonne marche mais pas forcément espéré! Bien que notre hôte du soir soit français, les premiers mots s'échangent en espéranto. Pas évident. Mais ça viendra. Le reste du dîner est parlé en français. Sortis de table, le père nous fait visiter la maison. Un peu biscornue mais chaleureuse. Après une douche chaude nous nous endormons assez rapidement, fatigué de cette longue journée. 

 

Vendredi 23 septembre

 

 La matinée qui suit est consacrée à l'envoi de colis postaux pour Alexis. Quant à moi, je cherche grâce aux indications des commerçants un cyber café. Je le trouve mais, argh, il est hors de prix ! Comme il est le seul dans la ville, on pouvait s'en douter. Tant pis, je dois absolument prévenir Francesco, un espérantiste italien, de notre arrivée à Turin dans la soirée.

 

Nous rentrons déjeuner chez M. Bert. Autour de spaghetti bolognaises, il nous décrit le patrimoine de la ville, mais aussi l'histoire de la maison et de son ancien propriétaire. Très généreuses, ces rencontres sont de bonne augure pour la suite. Nous lui indiquons que nous partons tout à l'heure pour Turin. Il nous conseille alors de se poster près du champ de mars, à la sortie de la ville.

 

Nous profitons une dernière fois du jardin ensoleillé en début d'après-midi avant de reprendre la route. Vers 15h30, nous nous postons au champ de Mars. L'endroit est idéal pour faire du stop. Au devant d'un parking, les gens ont le temps de s'arrêter pour nous prendre. Derrière nous, nous remarquons un gros bahut : c'est le bus d'une troupe de spectacle. Alexis part à leur rencontre afin de savoir s'ils vont en direction de l'Italie. En fait, ils reviennent d'un trip de trois mois dans les Balkans et en Roumanie. Pour l'un d'entre eux, le voyage se termine ici à Briançon. Voyant que le stop ne fonctionne pas, nous discutons avec lui. C'est le premier routard que nous rencontrons. Il nous donne envie de continuer sur notre chemin. Mais revenons sur Terre : nous parlons de la Croatie , de la Serbie  mais il faut avant tout passer en Italie.

 

Lorsqu'on fait du stop, il ne faut pas perdre patience mais persévérer, la preuve : après un certain temps d'attente, une SUBARU s'arrête. Ce n'est pas la voiture que l'on espérait, ou plutôt pas la plus adaptée pour caser tout notre barda. Mais tout finit par rentrer. On ne pourra pas dire comme un coureur cycliste qu'on a franchit le col du Lotaret en vélo, mais on se paye sans doute la montée la plus rapide d'un col dans cette « 277 chevaux ». Mais les camions font que nous n'atteindrons pas les 260 km/h indiqués au compteur. Frustrant quand même!

 

Notre course avec la SUBARU WRX s'arrête à Montgenèvre. A 18h à 2000m d'altitude, on se dit que si nous ne sommes pas pris dans la demi-heure qui suit, nous n'aurons plus qu'à chercher un pont pour la nuit. Heureusement, nous faisons la connaissance d'un couple autrichien, Hans et Doris. Dans leur VOLKSWAGEN Multivan, tous les bagages tiennent. Nous avons même de la place pour nos jambes.

 

Cette rencontre est sans doute la plus extraordinaire depuis notre départ : d'abord, ils nous prennent en stop sans craintes, peuvent nous emmener jusqu'à Turin. Puis lorsque qu'ils marquent un arrêt sur une aire d'autoroute, ils nous proposent de casser la croûte avec eux. Au menu, uniquement des produits typiques : pain, saucisson, terrine, et bière belge!

 

Nous arrivons dans la banlieue ouest de Turin avec deux heures de retard sur l’horaire indiquée aux espérantistes. Nous ne situons pas l’endroit où nous sommes par rapport au centre ville. Pas de portable. Il fait nuit et nous ne parlons pas italien. Heureusement que le numéro de Francesco est répertorié dans le Pasporta Servo, annuaire des espérantistes dans le monde. Un Italien l’appelle pour nous et informe Francesco que nous nous trouvons à la station de bus « citadella ». Ouf, Francesco va venir nous chercher.

 

 

En effet, quelques minutes plus tard, nous l’apercevons avec son fils Julio sur ses épaules. Il parle vite l’espéranto. Nous ne saisissons pas tout mais comprenons que nous dormirons au centre espérantiste de Turin. Nous passons déposer nos affaires chez Francesco pendant qu’il couche son fils. En attendant, nous dégustons notre première glace italienne dans une rue turinoise.

 

23h : Francesco nous emmène en voiture avec Federico dans la banlieue sud de la ville où nous logerons pendant notre séjour. Il s’agit d’un appartement trois pièces où sont habituellement dispensés les cours d’esperanto.

 

 

Dès notre arrivée, nous avons à peine le temps de poser nos sacs que la bouteille de vin rouge est déjà débouchée. Nous trinquons à notre voyage. Avec Alexis, nous nous regardons dès la première gorgée : ce vin est de la vraie piquette. Acheté dans un supermarché hard discount, ce qualitatif n’est pas de trop selon nous. Les italiens, eux, se resservent un verre. Nous nous forçons pour finir le notre. Nous nous couchons vers 1h.

 

 

 

A bientôt  pour nos péripéties italiennes…

 

Par CapAsia
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