Dobar dan Bosnia Herzegovina!

Publié le par CapAsia

Vendredi 14 octobre

 

Enfin nous reprenons la marche , elle commencais serieusement a nous manquer. Au programme, passage de frontiere bosniaque et route jusqu a Trebinje, la premiere ville. Contrairement au passage de douane croate, le passage bosniaque n est qu une formalite. A la barriere, un chauffeur de bus se rendant en Croatie se propose de nous acheter notre chariot. Pour le moment, il nous est bien trop utile. Le premier panneau de signalisation routiere est crible de balles, nous en comptons plus de 20, c est rassurant. Le paysage est montagneux, il ressemble a l arriere pays provencal des films de Pagnol. Jusqu a Trebinje, ca grimpe. Partis du niveau de la mer, nous avons franchi la frontiere a 939m et nous passons quelues cols a plus de 1200 metres. Apres 32 km de marche , nous arrivons dans cette ville d environ 40000 habitants. Elle fut pendant la guerre occupee par de nombreux militaires dont un regiment francais. La region a moins souffert que le nord de la Bosnie mais quelques maisons du bord de route rappellent a qui les observe un triste passe. Nous sommes creves. La journee a ete difficile et nous nous posons a la terrasse d un café. Ici les consommations coutent toutes moins d un euro mais le salaire moyen du pays est de 150 euros par mois. Nous trouvons une chambre chez l habitant a la sortie du village. La maison n est pas terminee mais elle est deja habitee. Dans le pays, nombreux sont les proprietaires qui procedent par etapes. La premiere annee, les murs et le chauffage, la deuxieme, le toit, la troisieme l enduit etc… Le lotissement en construction ne possede pas de tout a l egout, la chausse est defoncee et les animaux ont quartier libre. C est sale et laid mais personne ne semble s en plaindre, d ailleurs c est pareil dans tout le pays. C est regrettable mais ici on vide ses poubelles et les vieux appareils electromenagers le long des routes, dans les fosses, a flanc de montagnes…

 

Samedi 15 octobre

 

Nous quittons la famille a 8h15 en direction de Bileca, une ville proche de la frontiere du , a 36 km. Il ne faut pas trainer, la route est longue et difficile. Nous sommes partis sans pain ce matin et, avant Bileca, notre carte n indique que deux villages. Nous n avons pas pris de petit dejeuner et la journee s annonce difficile si nous ne cassons pas la croute ce midi. Et ce vent glacial qui nous fouette le visage…

Les villages que nous traversons sont completement paumes au milieu de nulle part. Ici les gens font leur pain eux-memes mais, a proximite de la frontiere, on reste distant avec les etrangers. Nous devons continuer. Au deuxieme village nous reussissons a acheter un pain dans un restaurant ou un mouton tourne sur la broche. Pour un peu, nous nous serions arreter mais il nous faut avancer. Un peu plus loin nous croisons une dame qui sort d un potager avec de belles figues et de grosses tomates, qu on appelle ici paradise, bien appetissantes. Nous la saluons et essayons de lui faire comprendre que nous aimerions lui en acheter. Elle refuse d etre payee et nous offre trois tomates, des figues et des gateaux serbes en forme de lune parsemes de sucre glace. Elle nous explique qu elle se rend au marche de Bileca.

Nous avons marche 20 km avant le repas, la moitie est donc faite pour aujourd hui. Etant donne les ampoules qui commencent a se former, c est plutot rassurant.

Nous arrivons vers 16h a Bileca. Nous nous arretons dans un restaurant ou nous rencontrons Njagosh, un serbe ne a Limoges et qui parle tres bien francais. Il nous explique que la ville s est construite autour de la garnison militaire pendant la guerre. Lui meme a combattu, il avait 19 ans. Aujourd hui il enseigne l histoire geo a Niksic, la deuxieme ville du , a 70 km. Il vit ici, ans l hotel restaurant de sa cousine qui parle aussi tres bien francais. C est en cette agreable compagnie que nous allons passer la soiree. La ville est l une des plus laides qu il nous ait ete donne de voir, peut etre une des plus laides du monde…Un centre ville fait de vieux HLM delabres, aucun monument historique, des trottoirs sales, des ecritures sur les murs et des vieilles bagnoles sans roues posees la, au bord de la route ou devant une boutique, attendant peut etre qu on se decide a les deplacer vers une vraie decharge… Ici la jeunesse ne reve que de partir en Europe, en ou en Italie.

Publié dans Bosnie-Herzégovine

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M
courage a tous les 2 et profitez bien des paysages meme si les traces de la guerre sont toujours la.
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D
Salut les gars!
Beaucoup de marche, pas mal de rencontres, des expériences nouvelles, des paysages inoubliables... ça c'est de l'aventure!
Continuez comme ça, on est derrière vous...
Bon courage pour la suite!
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A
salut les bonhommes!
ici angers, bien loin mais sachez qu on est derriere vous. La technique marche ou creve de cette journée en Bosnie me plait bien. Ce concept on mangera quand on arrivera est très interressant pour motiver les troupes a mon avis... En tout cas je vous souhaite de parcourir le plus de chemin possible et surtout de revenir entier. A plus les man man man
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P
Salut les marcheurs,
120 km en 3 jours, c'est pas mal !
Continuez votre journal comme ça, c'est nettement mieux que les brochures touristiques.
Ghis
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