Bellissima Padova e Venezia !

Publié le par CapAsia

c'est avec un petit decalage horaire que nous relatons la suite de nos aventures. Nous avons beaucoup marche ces derniers temps et n avions pas la possibilite de nous rendre dans un cybercafe pour le faire. Toutes nos excuses donc pour ce leger retard. Tout va bien, vous etes libres de le constater par ces resumes de nos journees

Samedi 1 octobre

Nous atteignons Desenzano vers midi. Cette ville situee au bord du Lago di Garda ressemble etrangement a Antibes. Nous nous apercevons apres coup que les deux villes sont jumellees. Nous cassons la croute sur un banc, sous un beau soleil, le regard perdu dans cette etendue d'eau devant nous. Apres une tentative d'autostop infructueuse, nous decidons de prendre un train pour Padoue.

A 17h30, Rinaldo, un esperantiste nous y attend. Nous logerons chez lui ce soir. Ce chef de gare a la retraite habite une belle maison, tout en bois, en plein centre. Une fois nos sacs poses dans notre chambre, nous filons prendre trois velos pour visiter Padoue. Cette ville entouree de remparts ne manque pas d'interets culturels : nous n'avons pas fait dix metres quand Rinaldo s'arrete pour nous montrer l'une des plus veilles universites d'Europe, ou ont etudie Copernic et Galilee. Il faut avouer que nous sommes vite tomber sous le charme de cette cite aux monuments plus beaux les uns que les autres et de ces nombreux etudiants faisant la fete ce samedi soir. dommage que l'ESSCA ne propose pas encore d'echanges la-bas.

Nous rentrons vers 22h. C'est autour d'enormes noix et de marrons chauds que nous passons la soiree a discuter, de la visite de Venise demain notamment.

Dimanche 2 octobre

Apres 30 minutes de train, c'est sous la pluie que nous decouvrons Venise : ses petites ruelles, ses multiples ponts, ses gondoles, ses boutiques de souvenirs, et bien sur ses fameux monuments : le pont Rialto, le pont des Soupirs, le palais des Doges et la place San Marco, envahie de pigeons...La pluie redouble d'intensite, tout comme le nombre de touristes qui, meme par mauvais temps, arrivent en masse par l'unique gare de la ville.

A 14h, nous avons rendez-vous avec Manuel, un autre esperantiste qui habite a Venise. Avec lui, nous visitons l'autre visage de la ville : ses jardins secrets, ses "calle" moins frequentees, ses quartiers pauvres meme, que les touristes ignorent sans doute. Nous lui demandons a voir la maison de Marco Polo. Il nous la montre, au coin d'une rue. Toute petite, il est facile de passer a cote sans la voir. Seule une plaque est dressee en son souvenir. C'est le veritable point de depart de notre voyage.

Manuel nous guide a travers toute la peninsule. Heureusement que nous avons de l'entrainement dans les jambes tant il nous balade : en tout nous avons bien marche 6 heures depuis ce matin. 30 km a coup sur !

Nous quittons Venise vers 17h30, avec le sentiment d'avoir decouvert une ville magnifique, certes, mais tant de toutistes quotidiens nous font penser que cette ville-musee est un parc d'attraction.

Lundi 3 octobre

Nous allons faire quelques courses au marche des Halles de Padoue. Nous y achetons poisson, tomates et peches pour trois personnes, afin de remercier Rinaldo de son hospitalite. De retour chez lui, il a l'air embarrasse que nous cuisinions. En plus, il nous signale que finalement il ne mangera pas avec nous ! Nous sommes quelque peu vexes de ce refus. Tant pis. Sa gentillesse est troublee par ce comportement. Nous partons de Padoue pour Trieste avec tout de meme un excellent souvenir de cette rencontre et de cette ville.

Trieste : Valente nous y acceuille. Cet esperantiste de 80 ans nous fera un petit tour de la ville. Nous sommes frappes de decouvrir une cite cosmopolite ou se jouxtent eglises catholiques, orthodoxes et sinagogues. Nous apprenons en fait que Trieste, avant d'etre situe en Italie, se trouvait sous l'emprise de Tito.

A 19h se tient un concert classique pour la commemoration de la chute du mur de Berlin. Qui l'eut crut que nous irions voir ce genre de representation?  Est ensuite dresse un buffet d'amuse-gueules. Non, vraiment, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec l'esperanto ! Cette situation est d'ailleurs la cause d'un fou-rire dont on se souviendra longtemps !

Mardi 4 octobre

Nous consacrons la matinee a internet. A 13h nous demenageons nos affaires chez Danilo, a Muggia, proche de la frontiere slovene. Il parle aussi l'esperanto. Bricole aussi beaucoup. Presque tous ses meubles sont faits par ses soins. Il vit avec Maria, avec qui il a le gout des voyages. Le camping car gare dans le jardin en temoigne. Nous y mangeons bien : spaghettis bolognaise le midi, lapin-pommes de terre le soir. Il faut prendre des forces car demain nous prevoyons de faire une longue marche vers la Croatie. Encore une belle rencontre !

Publié dans Italie

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