Bienvenue sur le blog de CapAsia !


 

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Bienvenue !

Que vous veniez de tous les endroits de la planète, vous allez découvrir l'univers captivant du monde de  CapAsia, récemment imaginé à Angers, dans l'ouest de la France, par Alexis et Rémi.

A 21 ans, nous allons emprunter les mythiques sentiers de la Soie, jusqu'à Pékin, de septembre 05 à juillet 06.

Nous décrirons ici notre périple : itinéraires, récits, photos, moments de galère...bref nous voulons vous faire vivre notre aventure "en direct live"!

N'hésitez pas à  poser des questions, poster des  commentaires,  des messages de soutien,  on prend TOUT !!!

Bon voyage et à très bientôt !
 
Samedi 22 octobre 2005

c'est avec un petit decalage horaire que nous relatons la suite de nos aventures. Nous avons beaucoup marche ces derniers temps et n avions pas la possibilite de nous rendre dans un cybercafe pour le faire. Toutes nos excuses donc pour ce leger retard. Tout va bien, vous etes libres de le constater par ces resumes de nos journees

Samedi 1 octobre

Nous atteignons Desenzano vers midi. Cette ville situee au bord du Lago di Garda ressemble etrangement a Antibes. Nous nous apercevons apres coup que les deux villes sont jumellees. Nous cassons la croute sur un banc, sous un beau soleil, le regard perdu dans cette etendue d'eau devant nous. Apres une tentative d'autostop infructueuse, nous decidons de prendre un train pour Padoue.

A 17h30, Rinaldo, un esperantiste nous y attend. Nous logerons chez lui ce soir. Ce chef de gare a la retraite habite une belle maison, tout en bois, en plein centre. Une fois nos sacs poses dans notre chambre, nous filons prendre trois velos pour visiter Padoue. Cette ville entouree de remparts ne manque pas d'interets culturels : nous n'avons pas fait dix metres quand Rinaldo s'arrete pour nous montrer l'une des plus veilles universites d'Europe, ou ont etudie Copernic et Galilee. Il faut avouer que nous sommes vite tomber sous le charme de cette cite aux monuments plus beaux les uns que les autres et de ces nombreux etudiants faisant la fete ce samedi soir. dommage que l'ESSCA ne propose pas encore d'echanges la-bas.

Nous rentrons vers 22h. C'est autour d'enormes noix et de marrons chauds que nous passons la soiree a discuter, de la visite de Venise demain notamment.

Dimanche 2 octobre

Apres 30 minutes de train, c'est sous la pluie que nous decouvrons Venise : ses petites ruelles, ses multiples ponts, ses gondoles, ses boutiques de souvenirs, et bien sur ses fameux monuments : le pont Rialto, le pont des Soupirs, le palais des Doges et la place San Marco, envahie de pigeons...La pluie redouble d'intensite, tout comme le nombre de touristes qui, meme par mauvais temps, arrivent en masse par l'unique gare de la ville.

A 14h, nous avons rendez-vous avec Manuel, un autre esperantiste qui habite a Venise. Avec lui, nous visitons l'autre visage de la ville : ses jardins secrets, ses "calle" moins frequentees, ses quartiers pauvres meme, que les touristes ignorent sans doute. Nous lui demandons a voir la maison de Marco Polo. Il nous la montre, au coin d'une rue. Toute petite, il est facile de passer a cote sans la voir. Seule une plaque est dressee en son souvenir. C'est le veritable point de depart de notre voyage.

Manuel nous guide a travers toute la peninsule. Heureusement que nous avons de l'entrainement dans les jambes tant il nous balade : en tout nous avons bien marche 6 heures depuis ce matin. 30 km a coup sur !

Nous quittons Venise vers 17h30, avec le sentiment d'avoir decouvert une ville magnifique, certes, mais tant de toutistes quotidiens nous font penser que cette ville-musee est un parc d'attraction.

Lundi 3 octobre

Nous allons faire quelques courses au marche des Halles de Padoue. Nous y achetons poisson, tomates et peches pour trois personnes, afin de remercier Rinaldo de son hospitalite. De retour chez lui, il a l'air embarrasse que nous cuisinions. En plus, il nous signale que finalement il ne mangera pas avec nous ! Nous sommes quelque peu vexes de ce refus. Tant pis. Sa gentillesse est troublee par ce comportement. Nous partons de Padoue pour Trieste avec tout de meme un excellent souvenir de cette rencontre et de cette ville.

Trieste : Valente nous y acceuille. Cet esperantiste de 80 ans nous fera un petit tour de la ville. Nous sommes frappes de decouvrir une cite cosmopolite ou se jouxtent eglises catholiques, orthodoxes et sinagogues. Nous apprenons en fait que Trieste, avant d'etre situe en Italie, se trouvait sous l'emprise de Tito.

A 19h se tient un concert classique pour la commemoration de la chute du mur de Berlin. Qui l'eut crut que nous irions voir ce genre de representation?  Est ensuite dresse un buffet d'amuse-gueules. Non, vraiment, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec l'esperanto ! Cette situation est d'ailleurs la cause d'un fou-rire dont on se souviendra longtemps !

Mardi 4 octobre

Nous consacrons la matinee a internet. A 13h nous demenageons nos affaires chez Danilo, a Muggia, proche de la frontiere slovene. Il parle aussi l'esperanto. Bricole aussi beaucoup. Presque tous ses meubles sont faits par ses soins. Il vit avec Maria, avec qui il a le gout des voyages. Le camping car gare dans le jardin en temoigne. Nous y mangeons bien : spaghettis bolognaise le midi, lapin-pommes de terre le soir. Il faut prendre des forces car demain nous prevoyons de faire une longue marche vers la Croatie. Encore une belle rencontre !

par CapAsia publié dans : Italie
Samedi 22 octobre 2005

Samedi 8 octobre

 

Apres une marche de 26km, nous arrivons a Krk ville, sur l ile du meme nom. Apres 4 jours de marche et 135 km avales, nous avons decider d y prendre un jour de repos. Nous trouvons un logement chez l habitant, tout confort pour 30 euros les 2 nuits apres negociation. Demain, c est la fete nationale en Croatie. Nous nous attendions a une fete du village mais non, tout est ferme, sauf une pizzeria dans laquelle nous commandons une enorme pizza de 55cm de diametre pour trois fois rien. Il en restera meme pour demain.

 

Dimanche 9 octobre

 

Pour nous, la journee de repos, c est reveil a 8h, visite de la ville de jour, magnifique, et dejeuner en terrasse sous le soleil. Nous avons achete de la viande au supermarche du coin, cela faisait quelques jours que nous tournions aux boites de conserves. Sardines ou pate, pate ou sardines… Nous faisons aussi une lessive a la main que nous etendons sous le soleil qui cogne fort aujourd hui. Il y a beaucoup de francais dans la ville et, grace a l esperanto que nous pratiquons tous les deux, nous passons pour des locaux, c est assez drole.

 

Lundi 10 octobre

 

Ce matin nous quittons Krk a 8h15 et entamons une marche de 13,5km jusqu a Merag, le port de l ile. Nous y prendrons le bateau pour l ile de Rab ou nous continuerons notre route. En fait nous avons calcule qu il etait beaucoup plus interessant de prendre par les iles, les distances sont plus courtes que par le littoral, la marche moins dangereuse et l hebergement moins cher que dans les villes. En arrivant a Merag, nous sommes pris d un doute, nous ne voyons pas de bateau. Il est peut etre en mar mais le guichet de vente de billets est lui aussi ferme. La liaison n est ouverte que l ete, panique a bord, nous avons marche 150 km en 5 jours pour…rien. Il nous faut faire demi-tour et rejoindre le continent, ce que nous voulions a tout prix eviter. Pas une seconde nous n avons penser que la liaison aurait pu etre fermee. Nous n avons d autre choix que de prendre un bus pour Rijeka et longer l Adriatique jusqu au sud du pays. A Rijeka, nous prenons un bus pour Zadar apres etre monter en precipitation dans un train pour Zagreb , a l autre bout du pays. La prononciation etant presque la meme, nous etions en route pour la capitale croate. Heureusement, nous n avions pas de billets et nous descendimes au premier arret.

Le trajet en bus dure 5 heures et nous pouvons y dormir. Il est 3h30 du matin quand nous arrivons a Zadar, nous finissons notre nuit dans la gare routiere, allonges sur nos matelas, une main sur les sacs.

Avec Hito, un japonais rencontre dans la gare routiere nous trouvons un logement en plein centre de la ville. C est un peu cher, nous n y restons qu une nuit, le temps pour nous de visiter la ville, de donner quelques nouvelles par Internet et de programmer la suite de notre voyage.

 

Mardi 11 octobre

 

Le bus qui nous mene a Sibenik, a 70 km de Zadar, part a 9h00. Apres une visite du marche de la ville, nous partons pour les chutes de la Krka, a 17km de la ville, dans un Parc National. Nous avions vu quelques photos et imaginions un site beaucoup plus sauvage que ce que nous decouvrons comme de nombreux touristes, essentiellement francais et allemands. Certes les chutes karstiques font partie des plus belles d Europe mais les magasins de souvenirs denaturent le site. Nous decidons de repartir en direction de Sibenik apres 3 heures de ballade. Arrives a Sibenik, nous recuperons les bagages que nous avions laisses en consigne. D apres nos calculs, nous devrions payer 30 kunas, soit 4 euros mais la dame nous en reclame 50. Finalement, nous en payons 40 mais Remi se soulage dans les toilettes payantes dont elle a la garde pour pas un rond. Elle a beau reclamer ses 2.5 kn, il ne manquerait plus que l on paie pour pisser. Nous prenons une liaison pour Trogir, une cite vieille de 2000 ans, dans l ombre de Split don’t elle est pourtant de 300 ans son ainee ou nous voulons passer la nuit. Apres une recherche desesperante, nous finissons par denicher une chambre avec cuisine et salle de bain pour un prix derisoire.

 

Mercredi 12 octobre

 

Ce matin nous visitons la ville, sans doute la plus belle que nous ayons vu depuis notre depart d Angers . Padoue etait magnifique, Venise etait un musee a ciel ouvert mais Trogir possede un charme unique que nous n avions pas vu jusqu a present. Tres peu de touristes, une petite marina pleine de charme et surtout des remparts superbement conserves. Malgre la pluie qui tombe ce matin, des ruelles se degage une atmosphere feerique, comme si la ville n avait pas changee depuis le moyen age. Nous en profitons pour nous rendre au marche . Nous observons quelques differences au niveau vestimentaire, notamment chez les commercantes assez agees, tout de noir vetues.

Nous rejoignions Split en stop. La deuxieme ville du pays ne se situe qu a une vingtaine de kilometres, nous partons donc a pied. Nous sommes sur l axe le plus frequente du pays et la route est tres etroite. Les croates roulent tres vite et notre avancee est perilleuse, voire dangereuse. Quand deux camions se croisent a notre hauteur, ils nous frolent sans ralentir. L experience est effrayante. Nous ne pouvons pas prendre le risque insense de continuer plus longtemps. La route est humide, si nous glissons, l aventure est finie. Apres 6 km, nous sommes pris en stop par une jeune femme qui nous depose a l entrée de la vieille ville de Split , qui est en fait un gigantesque palais construit par l empereur romain Diocletien au IV eme siecle. Nous visitons la ville dans l apres-midi mais nous repartons le soir meme en direction de Makarska, a 60 km,  ou un esperantiste nous attend. La rencontre promet d etre interessante puisqu a 79 ans, Ivo continue d exercer une belle profession. Il est cultivateur et producteur d huile d olives.

Comme prevu, le bus arrive a 20h00. Nous nous rendons chez Ivo qui habite a deux pas de la gare routiere. A peine sommes nous arrives qu il s excuse de ne pouvoir nous heberger, qu il a mal compris, qu il est vieux et dur d oreille… Il est surtout tres mauvais comedien et en voyant sa femme, nous comprenons qui porte la culotte dans le foyer. Elle n a pas envie de nous recevoir pour la nuit, estimant qu en tant que francais nous n avons qu a dormir a l hotel, comme les autres. Ivo essaie tant bien que mal de nous etre agreable et nous trouve une chambre bon marche par telephone. Nous quittons les lieux rapidement.

 

 

Jeudi 13 octobre

 

Nous partons ce matin sans meme visiter la ville. Nous allons finir notre traversee de la Croatie a Dubrovnik et nous prendrons la direction de l ex-Yougoslavie. La Croatie est un magnifique pays mais nous en sommes las. Trop de touristes, trop peu de surprises, ce n est pas l aventure que nous sommes venus chercher. Nous n avons meme plus envie de marcher, oui, ce matin, le moral est plutot bas et nos esprits sont deja plus loin, en Bosnie. En arrivant a Dubrovnik, nous sommes, comme dans toutes les villes touristiques de la Croatie, assieges par les particuliers qui proposent des chambres, dans toutes les langues. Nous suivons une vieille femme qui boite lourdement. Sa maison est a 10 minutes mais elle doit prendre le bus, nous l attendrons sur place. La chambre qu elle nous propose est kitch a souhait mais plutot bien placee et vraiment pas chere. Apres avoir pris possession des lieux, nous sortons en direction de la vieille ville. Elle est majestueuse, dressee entre de solides remparts elle s avance sur la mer comme la proue d un navire. Son sol de marbre blanc reflete le beau soleil de le journee. Aurions-pu passer a cote d un tel spectacle. En fin d apres-midi, nous achetons deux fils de peche et deux hamecons pour tenter de pecher quelques poissons dans la marina. Nous n avons plus du tout d argent croate mais peut etre mangerons-nous du poisson ce soir. L eau du port est tres propre et on nous assure qu il n y a aucuns risques. Le resultat apres deux heures de peche a la ligne n est pas ridicule, 8 poissons, des sardines et des petites daurades qui feront une belle friture. Tous les chats de goutiere de la ville assistant au spectacle, attendant que dans un elan de generosite nous leur laissions quelques prises.

par CapAsia publié dans : Croatie
Mardi 4 octobre 2005

jeudi 29 septembre

Deux semaines, voici deux semaines que nous sommes partis d' Angers. Apres le petit dejeuner, nous profitons du poste Internet mis à disposition par Marino.Nous partons à 11h30 en direction de Bergame et plutot que de prendre le bus, nous decidons de nous y rendre à pied, il n'a que 8 km soit 1h20 de marche sans les sacs, si tout va bien...

Le probleme en Italie pour les marcheurs, c'est le manque d'exactitude des indications routieres. Dans le centre d'Alzano, à 500 mètres de chez Marino, un panneau indiaue seulement 5 km. Bonne nouvelle donc. Quelques centaines de mètres plus loin, un autre panneau indique 3 km, de mieux en mieux... Nous poursuivons notre route assez dubitatifs et nous apercevons un panneau Bergame 7 km un peu plus loin. Le must intervient quand dans une meme rue, on nous indique Bergame à droite et à gauche. Amusés, nous nous renseignons auprès d un "carabinieri", un gendarme, qui nous indique une troisième route, derrière nous! Finalement, nous arrivons à 13h10 à Bergame. Nous montons aussitot à la Citta Alta, la ville haute, magnifique ville fortifiee où nous prenons un reel plaisir à flaner pendant 2heures. Nous rejoignions ensuite Marino à la gare avec lequel nous faisons un rapide visite de la nouvelle ville. Il rentre chez lui avant nous puisqu'il passe un examen demain. Nous achetons un bouquet de fleurs pour sa mère avant de les rejoindre pour le diner, excellent d ailleurs (spaghetti à la carbonara et charcuterie en quantite).

Vendredi 30 septembre

Nous prenons le train ce matin à 8h53 en direction de Brescia. Pour le moment, nous n avons jamais été controlés dans les transports en commun que nous avons pris. Nous décidons donc de ne pas acheter de billets, tout en pensant qu'en Italie, on peut encore acheter ses billets dans le train comme c'était le cas il y a encore peu de temps. Un controleur resté à quai nous affirme meme qu' il n'y a pas de controleurs dans le train pour Brescia, nous partons donc l esprit tranquille. A l'avant dernière station, 4 controleurs montent à bord. Pas d'inquiétude, nous allons la jouer fine "ni pas la tempo de preni la billeto, ni voli pagi mais ni pas la tempo". Les controleurs, un homme d'une cinquantaine d'années qui parle aussi bien anglais que nous italien et sa collègue, jeune et plutot mignonne on décidé d'appliquer les regles et nous dressent un PV. Nous leur expliquons que nous ne pourrons pas payer puisque nous partons en voyage jusqu'en Chine. Ce n'est pas le meilleur moyen pour négocier et c'est maintenant à 4 controleurs persuadés que nous nous payons leurs tetes que nous avons à faire! Il est vrai que l'alibi parait gros et c'est sans doute la raison pour laquelle les controleurs rigolent. Tant pis pour TrenItalia car, à moins d'envoyer un huissier chez nos parents, ils ne verront pas la couleur des 25 euros d'amende reclames pour chacun.

A Brescia, nous prenons un bus pour Salo, à 22 km d'ici, c'est la plus grande station du Lago del Garda, la cote d'Azur italienne. Nous voulons marcher entre cette ville et Desenzano, située 25 km plus au sud. Le cadre est magnifique et nous entamons notre marche apres de rapides courses pour le pique nique de ce midi. A l'heure du déjeuner, la tentation est trop forte et c'est dans une eau à plus de 20°C que nous nous baignons. Vers 17h45, après une trentaine de kilomètres, nous décidons de nous poser à Moniga del Garda pour cette nuit. Nous avons marché toute la journée le long du lac, ce qui a considérablement allongé la distance de 25 km qui calculée par la route nationale. Nous passons la nuit dans un petit hotel bon marché.

 

 

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

Nous nous sommes quittes apres notre arrivee à Turin et nous sortirons demain de l Italie ou nous avons passe 13 jours tres sympathiques. Nous nous excusons d avance pour les nombreux oublis d accent qui suivront mais les claviers italiens ne sont pas les memes que chez nous.

Samedi 24 septembre

Apres une courte mais benefique nuit, nous partons en direction du centre ville ou on nous a indique un grand marche. Nous nous y rendons a pied, c est à 6 km. Apres un passage à l office du tourisme, nous decouvrons le plus grand marche d Europe. Des milliers de marchands proposent des fruits et des legumes magnifiques ainsi que de nombreux vetements a bas prix, parfois des contrefaçons. Au sujet des fruits, on nous affirme que certains marchands vendent des OGM, autorises en Italie.  Nous sommes surpris par bien des aspects de ce marche : la majorite des bouchers servent leurs clients avec la cigarette au bec et les poissonniers proposent sur leurs etals des seiches et des poulpes dont rafolent les italiens.

Apres la visite du marche, nous nous rendons dan la chapelle qui renferme le St Suaire, le linge qui aurait enveloppe le corps du Christ apres sa mort. L explication est assez surprenante et tres bien argumentee meme si le guide se garde bien d affirmer qu il s agit reelement du linge qui renferma le corps du Christ. Le doute subsiste...

Nous profitons des journees du patrimoine pour visiter le musee egyptien qui renferme la seconde collection au monde apres celle du Caire. Interessant.

Turin est une metropole dynamique, meme si les difficultes actuelles de Fiat menace des milliers demploi dans la ville. Actuellement, le constructeur ferait vivre 20000 personnes avec les emplois indirects. Les italiens sont de vrais passiones de voiture et de sport automobile en general. La conduite italienne consiste à demarrer en trombe, a freiner tard et sec sans oublier de griller un nombre considerable de feu rouge. Les pietons ne sont nullement prioriaires et nous manquons de nous faire ecraser plusieurs fois. L autre particularite marquante des italiens est leur sens prononce du superficiel vestimentaire, tous les jeunes arborent fierement des lunettes de soleil les plus grosses qui soient, ainsi que des coupes de cheveux particulierement osees. Nous preferons penser que derriere ces esthetes se cachent des complexes, cela nous permet de ne pas avoir honte dans nos T-Shirt trop larges et nos pantalons de routards.

Vers 18h nous montons admirer le coucher de soleil sur Turin au sommet de la "Monte dei Capuccini". Nous rentrons a l appartement pour la fin de la soiree.

 

par CapAsia publié dans : Italie
Mardi 4 octobre 2005

Mercedi 28 septembre

Ce matin nous quittons l appartement à 8h30 pour nous rendre à Crescenzago, la derniere station du metro à partir de laquelle nous pouvons marcher le long du canal de Martesana jusqu'à Treviglio d où nous prendrons une liaison regionale pour Bergame où un esperantiste nous attend ce soir. Les premiers kilometres du canal sont assez monotones et l environnement n est pas superbe. Nous sommes dans les faubourgs de Milan et nous longeons meme rapidement un campement qui s' apparente à un bidonville.

Apres 12 km nous prenons notre pause dejeuner. Au menu : sardines Connetable "le meilleur de la mer", tomates et pommes. Apres avoir contacte Marino à Bergame, nous reprenons la route. Alexis souffre d une belle ampoule et Remi s exaspere lorsque nous croisons des velos et des scooters le long du canal. Il est vrai que pour les croiser, etant donne la place que nous prenons, nous devons souvent nous arreter et couper notre elan. Le canal traverse de nombreux villages où nous remplissons la gourde aux nombreuses fontaines publiques. Nous discutons avec des petits vieux qui passent leur temps sur un banc et s etonnent de voir deux francais charges comme des mules et qui s obstinent à marcher au lieu de prendre un bus. Il est 15 heures et il nous reste 15 km à parcourir avant Treviglio. Nous continuons d un bon pas en esperant rallier la ville en moins de 3 h. Un cycliste se met à notre hauteur pour nous demander notre route. Il nous explique qu à Cassano d Adda, il faut quitter le canal pour rejoindre Treviglio. Malheureusement, les distances dont il nous parle sont imprecises et nous ratons la route. Nous sommes bon pour un demi tour et 4 km de marche supplementaires. Nous ne sommes plus qu à 4km de Treviglio mais la nuit tombe vite en Italie. Un automobiliste se propose de nous deposer à la gare où nous achetons nos billets pour Bergame.

Marino vient nous chercher à la gare et nous emmene à Alzano, à 8 km de Bergame où il vit avec ses parents tres accueillants. Il est passionne de voyages et de langues etrangeres, il en parle 12 et envisage prochainement un depart à pied vers le Japon. Il prevoit 5 annees de marche. Nous sortons boire une biere dans un pub de la ville et nous nous couchons fatigues vers minuit.

par CapAsia publié dans : Italie
 

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