Bienvenue sur le blog de CapAsia !
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Que vous veniez de tous les endroits de la planète, vous allez découvrir l'univers captivant du monde de CapAsia, récemment imaginé à Angers, dans l'ouest de la France, par Alexis et Rémi.
A 21 ans, nous allons emprunter les mythiques sentiers de la Soie, jusqu'à Pékin, de septembre 05 à juillet 06.
Nous décrirons ici notre périple : itinéraires, récits, photos, moments de galère...bref nous voulons vous faire vivre notre aventure "en direct live"!
N'hésitez pas à poser des questions, poster des commentaires, des messages de soutien, on prend TOUT !!!
Bon voyage et à très bientôt !
Jeudi 8/12
Nous partons ce matin en direction d’Ankara ou nous espérons bien pouvoir obtenir rapidement notre visa iranien après avoir patiente plus d’une semaine pour rien a Istanbul. Nous avons passe la nuit dans le caravansérail de Gerede pour la modeste somme de 3€ pour deux ! A ce prix la, pas question d’envisager une douche ou le chauffage dans la piece mais ne sommes nous pas en train de vivre une belle experience, celle d’occuper, deux siecles apres leur passage, la chambre des marchands nomades ? Nous arrivons a Ankara vers 10h et rejoignions rapidement l’ambassade d’Iran ou les employes, tres aimables, nous invitent a repasser dans l’apres-midi pour recuperer nos visas. Ouf, il semble que l’episode se termine enfin. Au passage, je profite de l’opportunité pour glisser au responsable du service des visas que nous aimerions obtenir un visa de 45 jours pour visiter plus longtemps son « immense et merveilleux pays ». Bien que la flatterie puisse etre consideree comme un vice, il faut parfois en user puisque nous obtenons le precieux sesame avec la prolongation, ce qui est tout simplement exceptionnel et pour ainsi dire generalement impossible. Cela nous evıtera a la foıs de faire la demande a Teheran (ce qui prend souvent qq jours sans assurance de résultat) et des économies puisqu’une prolongation de visa n’est pas gratuite.
Nous passons la soiree et la nuit chez M. Buchwalter, le jeune responsable communication de l’ambassade de France ou nous sommes alle dans la journee qui nous offre un accueil royal « a la turque ».
Vendredi 9/12
Nous quittons rapidement la capitale qui ne fut pour nous qu’un passage oblige. Nous marchions dans le nord du pays, nous voici descendus en son centre. Nous continuons donc vers l’Est en passant par les villes hittites de Hattousas et Alacahoyuk que certains considerent comme la plus vieille ville du monde (3000 av J.C.). Nous y sommes misafir, c’est-a-dire « hotes ». Le village ne possedant pas d’hotels, nous nous voyons dans l’obligation de faire le tour des maisons pour demander l’hospitalite. Pour M. et Mme. Turc (ca ne s’invente pas) cela ne pose pas de probleme et nous voici rapidement attables dans la seule piece chauffee de la maison. Dans les villages recules de la Turquie, le pain est fait maison, tout comme les produits laitiers et, etonnant, le ketchup.
Samedi 10/12
Il y’a des jours ou, partant le ventre plein et marchant sur une belle route, nous avalons les kilomètres sans peiner. En 4 heures ce matin, nous avons parcouru 25 km sans marquer une seule pause ! Nous achevons la marche dans l’apres-midi, en levant legerement le pied. Nous arrivons a la nuit tombante a Hattousas, apres 39 km de marche. Le village est tres touristique l’ete mais l’hiver, la majorıte des hotels est fermee. Peu ımporte, nous dormirons sous la tente. Avec nos duvets Lestra nous ne craıgnions pas la temperature fraıche de la nuit a 1500m d’altitude. Mais les gros bonnets sont la, ceux qui, sans pitie, voient dans le touriste une rentree d’argent facile. On nous propose de dormir sur la pelouse d’un hotel pour 20 000 000 TL, soit plus de 13€, sans acces a l’eau ni a l’electricite. On nous prend vraiment pour des cons ! Et puis quoi encore, le terrain vague de ton oncle pour 3€ ? Dans le mille ! Les gens ici sont prets a faire n’importe quoi pour gagner quelques sous. Quand on connaît la gentilesse naturelle des turcs on se dit que vraiment le tourisme « pourrit » les gens. Nous finissons par camper dans un camping ferme en hiver ou personne ne nous importunera, pas meme le gerant qui au petit matin nous offre le the. Comme quoi il reste des gens genereux.
Dimanche 11/12
Nous visitons les sites hittites en compagnie de Faruk, qui, comme tous les habitants du village, se prétend archeologue et propose ses services pour la decouverte des 7 km2 du site. Il tente au passage de nous vendre ses pierres « scultees en famille et a la main avec un couteau de cuisine ». Bien sur, pourquoi pas…
Nous partons ensuite en voiture en direction de Yozgat ou le bus journalier pour la Cappadoce part a 13h. Nous y suivrons la route des caravansérails, nombreux dans la region.
Lundi 12/12
Nous occupons depuis hier soir une petite pension a Goreme, en plein cœur de la Cappadoce. Nous partageons la chambre avec Adrien, un jeune suisse de 18 ans en route depuis 4 mois et qui avance lui aussi vers l’Est, puisqu’il veut rallier le Japon en 12 mois. Peu habitue des reveils matinaux, il se joint a nous pour une randonnée qui commence des 7h30. Avec des couchers de soleil des 17h, les journees sont bien courtes si on les commence tard. Nous rejoignions la vallee rose ou, comme des gamins, nous explorons chaque recoin des falaises de tuf qui ressemblent a de grands malabars bigout. Comment decrire aussi la beaute des cheminees de fees et des stalagmites, magnifiques formations geologiques nees des eruptions volcaniques puis de l’erosion des roches ? Certains villages de la région, comme Zelve, étaient encore habites il y a moins de 50 ans. Dans les troglodytes se trouvent de magnifiques eglises rupestres dont certaines ont plus de 1000 ans et presentent des fresques magnifiquement conservees. On peut aussi trouver de grands pigeonniers qui faisaient la fortune des familles au XIX eme siecle, quand la fiente de pigeons etaiet utilisee comme le meilleur des engrais.
Nous finissons la journee autour d’un the chez Ercan a Mustafapasa. İl nous donne de precieuses informations sur la region et les randonnees a faire, repoussant par la meme occasion notre depart d’une journee. Comment pourrions-nous nous refuser la decouverte de l’une des plus belles regions du monde ? Comment pourrions-nous survoler tant de beaute pour ne pas prendre de retard ? Ne sommes-nous pas non plus partis pour « prendre le temps ? »
Mardi 13/12
Comme la veille nous partons tot ce matin et on ne peut pas dire que le temps en Cappadoce nous aide a nous tirer du lit. Il doit faire moins de 0 a 7h mais esperons-le, le temps se levera avec le jour. En coupant a travers champs, nous rejoignions rapidement la citadelle de Ortahisar. Au sommet du batıment, la vue sur la region est superbe et nous apercevons le « chemin de tracteur » ou commence la randonnee. En l’empruntant nous croisons une église du XIII e sıecle presque invisible dans la roche. Nous penetrons ensuite dans une vallee de pigeonniers, magnifique. La lueur du soleil qui s’est leve faıt apparaître dans la roche des petits carres. Ce sont les fenetres des pigeonniers, désertes aujourd’hui. Nous y passons l’apres-midi escaladant les parois et les tunnels verticaux pour mieux comprendre l’organisation et le travail des hommes qui collectaient la fiente. Les plus grands pigeonniers font jusqu'à 7 ou 8 étages et abritaient des centaines de milliers de volatiles.
Jeudi 24 novembre
Apres une visite touristique et hors de prix du palais de Topkapi, celui des Sultans Ottomans et de leur harem qui invite a la reverie, nous filons dans les coulisses du Grand Bazar. C est la, dans les anciens caravanterails de la route de
Vendredi 25/11-mercredi 30/11
Les numeros d’autorisation delivres par le ministere des Affaires Etrangeres a Teheran se font attendre alors que nous avons pris soin de faire la demande 10 jours avant de parvenir a İstanbul et de faire notre demande de visa au consulat d’Iran. Nous continuons donc Notre visite de la ville sans pouvoir prendre le large. Nous preparons la suite de notre sejour dans la bıblıotheque du Consulat de France maıs nous sommes bıen impatients de reprendre la marche. Mardi 29, nous prenons le taureau par les cornes et joıgnıons nous-memes l’agence de voyage ıranıenne qui se fait pour nous l’intermediaire. Quelle ıncompetence! Nous apprenons que les personnes en charge du dossier au Ministere sont en vacances… bien sur, pourquoi ne pas y avoir pense plus tot? On aura decıdement droıt a tout… C est decıde, avec ou sans les vısas nous partırons demain, nous ne pouvons nous permettre d attendre plus longtemps a İstanbul. Nous essaıerons de recuperer les vısas a Ankara. Nous prenons la route de Bursa avec un nouveau compagnon : Merlın, un nain de jardin parti de Strasbourg et qui va continuer son voyage avec nous! Prendre racine dans un jardin, pas question!
Jeudi 30 novembre
Bursa possede sıx caravanterails dont Koza Han,une construction du 15eme sıecle magnifiquement conservee. Cherchant a collecter des ınformations sur la route de
Jeudi 1er decembre
Voıla 10 semaines que nous sommes partıs et nous avons bıen l’intention de feter ca par une belle journee de marche. Nous prenons la direction d’Iznik en empruntant une route qui longe un lac pendant environ
Vendredi 2 decembre
Comme les cueilleurs, nous sommes debouts a 6h00. Nous voulons rejoindre Iznik rapidement pour visiter la ville dans l apres-midi et repartir aussitot, en bus cette fois, pour rejoindre Akyazey, un village de campagne a une centaine de kilometres a l’est ou nous marcherons demain et pendant plusieurs jours. Les routes turques encombrees et dangereuses nous incitent a choisir des ititneraires moins directs mais bien plus agreables. Apres 26km de marche et quelques thes offerts par les habıtues des cafes des bords de route. Nous parvenons a Iznık, la capitale de la ceramique. Nous laissons nos sacs sous l’oeil bienveillant de quelques buveurs de the (nous sommes surs qu’ıls ne partırons pas de la journee) et visitons la ville. Le theatre romain tout d’abord, fort bien conserve, puis la mosquee, la plus belle que nous ayons vue en Turquie. Non qu’elle soit immense mais clairs et colores, ses murs sont recouverts de faience du plus bel effet. Nous discutons un moment avec l’imam qui nous propose de rester pendant l’appel a la prıere.
Nous filons ensuite a la fondation pour la ceramique ou nous observons le travail de longue haleine des artisans qui decorent assiettes, vases et carreaux avec la plus grande precision.
Nos sacs n’ont pas bouges et nous repartons en direction d’Akıazey. Avec l’aide d’un etudiant rencontre dans le bus, nous denıchons une chambre tout confort pour un prix derisoire.
Samedi 3 decembre
Il est 7h30 et nous sommes deja en T-Shirt! Nous refusons poliment l’invitation pour le the a la sortie de la ville. Malgre les statistiques que nous tenons, a savoir le nombre de thes offert par jour, 14 hier, nous continuonsnotre chemin. La route monte ce matin puisque nous devons franchir un col a 725m dans quelques kilometres. Des que nous stoppons l’effort, nous devons nous couvrir pour ne pas prendre froid. A 17h, epuises et a la moitie du col, nous obliquons vers un village. Il fait nuit et nous devons demander l’hospitalite. Dans la maison a the du village, inutile de chercher des explications, nos visages expriment notre fatigue. Ce soir nous sommes les misafirs, les hotes. Nous mangerons trois fois dans la soiree, discuterons avec tous les villageois et nous leur ferons oublier pour quelques heures qu’ıls sont en deuil apres la disparition d’un des leurs.
Dimanche 4 decembre
La marche nous mene aujourd’hui a Mudurnu ou nous retrouverons tous les villageois dans la soiree puisque nous sommes convies a un mariage. Quel honneur! Seulement, nous sommes partis tard de chez le Mouthar, la maire, et nous sommes encore a 12km de la ville a 17h. C’est dans le panier a salade des jandarmas, tres sympas, qui nous ramassent en bord de route que nous rejoingnions Mudurnu. Nous trouvons une chambre chez l’habitant pour 6€ et nous voici a la fete, avec nos gros godillots. La soiree est anımee, ıl regne une vraie ambiance de kermesse autour des maries qui saluent peniblement un a un tous les invites. On rit, on grignotte des petits gateaux et on boit des jus de fruit en briquettes… Le groupe de musiciens traditionnel fait danser la foule : les hommes et les femmes separement au debut puıs ensemble en fin de soiree. Vers 23h, la foule se disperse et chacun rentre chez soi.
Lundi 5 decembre
Nous poursuivons notre marche en direction d’Abant, un station de montagne a 1500m d’altıtude. La route est penıble et nous atteıgnıons la ville et son magnifique lac en 6 heures…et seulement 18km au compteur! Nous y dejeunons avant d’aborder la descente. Il n’y a aucun village sur ce versant de la montagne et c’est dans une ferme isolee que nous passons la nuit, les proprıetaires ayant accepte de nous preparer un repas, une piece et le petit dejeuner pour 10€. L’agriculteur est un vrai comique et surtout un grand curieux. Nous lui montrons notre route en Turquie a l’aide de notre carte et, comme un enfant qui decouvre un jouet, ıl la deplıe, trace des routes avec son doıgt en poussant de grands cris d’etonnement. Il n’a jamais vu son pays sur papier et ıl prend soudain conscience de son immensite. Il n’en revient pas, il ne peut s’empecher de s’agenouiller dessus et de s’imaginer les distances avec ses mains en prenant comme repere les
Mardi 6 decembre
Nous rejoignions Bolu dans l’apres-midi et nous partons a la rencontre de Mustafa, un ancien militaire de la legion etrangere que l’on nous a recommande. Dans sa boutique de livres religieux, il nous accueille avec grand plaisir. Apres la priere de 17h25, nous partons chez lui ou nous pensons passer la nuit. Il nous offre un superbe repas mais nous explique que sa femme ne tient pas a nous heberger. Nous ne voulons pas lui avouer que nous sommes venus specialement a Bolu pour le rencontrer en imaginant que nous serions recus, aussi nous n’insistons pas. Il nous conduit dans un hotel mais refuse categoriquement que nous payions la chambre. Nous sommes ses invites! Comment accepter la situation alors que nous sommes venus sans meme le prevenir? Mais les turcs sont ainsi et surtout tres tetus. Insister pour payer serait le vexer. Nous lui promettons donc de lui envoyer une carte postale et le livre de Bernard Ollivier dans lequel son nom est mentionne. Mine de rien, l’hotel est agreable : quatre journees de marche et aucune douche, on peut le dire, ca laisse des traces!
Mercredi 7 decembre
Nous venons d’obtenir notre numero d’autorisation pour notre visa iranien. Enfin! Nous allons donc partir pour Ankara ou nous passerons a l’ambassade. Nous profitons aussi d’Internet pour donner des nouvelles et actualiser le site.
Lundi 21 novembre
Ce matin, nous nous rendons au consulat d’Iran, derrière le Grand Bazar de la ville. Nos demandes de visa effectuées dix jours plus tôt ne sont malheureusement pas encore enregistrées et nous devons attendre la réponse de Téhéran. Ensuite, le responsable nous rassure, tout ira très vite. Nous devons donc patienter quelques jours à Istanbul mais serions-nous partis sans découvrir cette ville aux mille merveilles ?
Istanbul, qui fut successivement Byzance puis Constantinople, est une ville surréaliste. A cheval sur deux continents elle présente aujourd’hui le double visage de la modernité et celui d’un passé omniprésent.
Nous commençons la visite par le Grand Bazar, construit au XVème siècle. C’est la caverne d’Ali Baba. Sous les arcades du bâtiment se tiennent les joailliers, les marchands de tapis, les vendeurs de pacotilles et ceux de tavlav (backgammon). On y voit aussi les vendeurs d’enluminures et d’antiquité. C’est le plus grand marché couvert du monde avec une superficie de 200 000m2 et pas moins de 4000 boutiques. Il reste dans ce bazar des caravansérails de la route de
Nous poursuivons notre visite de la ville en direction de
Mardi 22 novembre
Nous commençons la journée par un passage au Consulat Général de France. Nous sommes reçus par Madame Caillon, vice-consul, qui nous accorde un peu de temps pour satisfaire nos demandes. Nous obtenons un message en turc expliquant notre démarche et qui nous servira si nous atterrissons la nuit tombée dans des petits villages. Elle informe le Consul de notre présence et celui-ci nous invite le lendemain dans la soirée pour un dîner au Grand Palais. Enfin elle nous met son téléphone à disposition pour donner quelques nouvelles aux familles. Nous filons ensuite en direction du Palais de Topkapi qui fut pendant quatre siècles (XVè-XVIIIè) la résidence des sultans. La visite est hors de prix et nous décidons d’attendre un peu. Nous essaierons de savoir si elle en vaut vraiment le coup, bien que nous en soyons déjà persuadés. Et puis la curiosité de visiter le harem est grande…
Nous nous rendons ensuite côté asiatique pour visiter le marché de Sali Pazari, le plus grand de la ville qui n’a lieu que le mardi. Symboliquement, nous nous dirigeons vers le pont Bogazici Koprusu qui sépare les deux continents. Le détour prend bien une demi-heure à pied et on nous refuse la traversée à pied. Le policier planté là ne veut rien savoir, nous avons beau tenter de lui expliquer le symbole que cela représente, il s’en contrefiche. Nous rejoignions donc l’embarcadère des bateaux qui font la liaison entre les deux rives du Bosphore. Chaque jour ils sont des milliers de stambouliotes à emprunter ces minis ferry qui offrent pour un tarif dérisoire une vue panoramique splendide sur la ville. Le marché est immense, plutôt désordonné et en plein air. Ce sont les vendeurs de textiles, pieds nus et debout sur leurs étals qui tiennent la vedette. On trouve de tout, de la contrefaçon bien sûr, des chaussures en cuir pleine fleur ou en plastique pleine arnaque, de la lingerie fine aux bonnets généreux et des vêtements chauds pour l’hiver dont nous faisons emplette pour un bon prix (cagoules, pull en laine et chaussettes).
Au retour nous repassons pour le plaisir au Grand Bazar qui se vide avant la fermeture. L’heure est idéale pour déambuler tranquillement dans les allées sans se faire bousculer par la foule. Mais nous sommes hélés par les marchands qui voient en nous leurs derniers clients.
Mercredi 23 novembre
Nous passons la matinée à écrire nos articles et la newsletter. A 15h nous nous rendons au Palais du Consulat pour rencontrer Mlle Dost, assistante du directeur des études anatoliennes avec qui nous souhaitons discuter de notre voyage et des étapes que nous pourrions faire.
Jeudi 17 novembre
Nous nous réveillons au sec malgré le déluge de la nuit. La tente achetée à Athènes est étanche, c’est déjà ça. Nous prenons la route vers 9h30 après avoir fait le plein d’eau potable au café-du-coin-de-la-rue où une cinquantaine de joueurs de cartes sont déjà en action. Le vent est impressionnant, il souffle de face et ralentit considérablement notre progression tout en demandant plus d’efforts. A la frontière grecque, on nous refuse catégoriquement la traversée de la zone militaire qui sépare les deux pays, longue de deux kilomètres. Malgré notre insistance, c’est à bord de deux camions que nous rejoignions
Remi :
Alexis est donc parti devant. J’attends au vent un camion qui semble ne jamais arriver. Son chauffeur pourrait pourtant me conduire jusqu'à Istanbul. Au bout d’une petite heure, je perds patience. Voyant un camion de la voirie à
Nous passerons bien 2h sur la route a rétablir les panneaux d’indications tombes a cause du vent avant qu’ils ne déposent proche d’un hôtel du centre de la ville. Kesan compte 40.000 habitants. Ces derniers me scrutent littéralement à mon passage avec le chariot. Les ados qui sortent de l’école (ils sont reconnaissables grâce a leurs uniformes), très curieux, me lancent des « Hello, how are you ? Where are you from ? ».
Les hommes, s’ils ne fument pas, mâchouillent des graines de tournesol, qu’ils crachent ensuite par terre.
Il est 17h30. Le dernier bus pour Istanbul était a 17h. Je dois me résigner a coucher a l’hôtel ce soir. C’est 10 euros. Les draps sont propres, TV, salle de bain. Tout confort. Si on fait abstraction de la chasse d’eau qui déverse des litres d’eau sur mes pieds et des quelques cafards qui rampent au sol…
A 18h30, je tente de retrouver Alex au rond-point qui marque l’entrée de la ville. Je rentre une heure plus tard, persuade qu’il couchera dans un autre hôtel que le mien.
Je passerai donc la soirée seul. Je n’ai plus qu’à me fondre dans la masse. Difficile néanmoins quand on est blond a lunettes. Tous ici sont bruns et arborent une belle moustache. Les graines de tournesol n’y feront rien…
Je dîne dans une cantine où je peux choisir parmi bon nombre de plats. Pour 6 lires (4euros), je mange bœuf aux petits légumes, riz pilaf. Un délice.
Dans le restaurant, je m’essaye aux quelques mots de turc appris dans la journée. Ses occupants sont amuses de voir parler un étranger ainsi. Je rentre ensuite à l’hôtel.
A peine arrive, je suis invite par Mustafa pour prendre un thé. Ce serait impoli de refuser. Il me sert en plus deux pâtisseries. Puis un deuxième thé, puis une cigarette, que je refuse…
Des vieux jouent aux cartes autour de moi. Ils m’interrogent aussi. Les discussions dérivent vite sur le foot, sujet qu’ils affectionnent avec les français car Anelka joue au Fenerbahce, Tigana entraîne le Besisktas, deux clubs d’Istanbul.
Je vais me coucher avec le sentiment que nous allons aimer
Alexis :
La route est pénible, rectiligne et trop passagère. Les automobilistes turcs ne semblent pas si dangereux qu’on nous l’a laissé comprendre, même si le respect du code de la route laisse parfois à désirer. Ainsi je suis doublé par une vieille voiture conduite par…un enfant ! Bien sûr il est sur les genoux de son père mais c’est lui qui est concentré sur la route pendant que son père me salue des deux mains !
J’ai parcouru une dizaine de kilomètres lorsqu’un camion jaune s’arrête à ma hauteur. C’est Yilmaz, mon chauffeur stambouliote qui m’invite à cesser de me fatiguer contre le vent pour prendre place dans son gros bahut, direction Istanbul. J’hésite, je réfléchis, regarde la route dont je ne vois pas la fin puis je craque. Je descendrai à Tekirdag, à 125 kms d’Istanbul et je me promets de faire ce trajet en trois étapes. Le long de la côte ça peut être beaucoup plus agréable.
Après
Tekirdag est une grande ville située sur les rives de la mer de Marmara. J’y déniche un petit hôtel bon marché et profite de la soirée pour prendre le pouls de la vie en Turquie. Je suis surpris par l’animation qu’il y’a dans la rue, par les couples qui se tiennent la main, par la jeunesse branchée qui s’offre une pâtisserie après les cours, par les publicités pour la bière locale et par la ville en elle-même, bien éclairée, propre et parsemée de petits supermarchés dont les enseignes sont bien connues en France. N’en déplaise à certains hommes politiques, cette partie de
Vendredi 18 novembre
Alexis :
Ce matin la température est fraîche et le temps ne se lève pas. A 13h il fait seulement
J’ai repris la marche depuis une demi-heure lorsqu’un fourgon blanc s’arrête à ma hauteur. Rémi en descend tout excité. Il vient d’être pris en stop et le chauffeur le conduit directement à Istanbul. Je refuse de les accompagner, je me suis juré d’attendre la métropole à pied. Et pourtant ce n’est pas la tentation qui manque : il pleut, il fait froid, il y’a du vent et de la mer que je longe je ne vois rien puisque toute la côte est sauvagement bétonnée. A l’étape j’ai parcouru
Remi :
Réveil a 8h30. Je prépare tranquillement mes affaires. Sors faire quelques courses. Puis me dit qu’il serait stupide de prendre un bus a 10 euros pour Istanbul sans avoir tente le stop. Je rentre dans une boulangerie. 4 vieux s’y trouvent. Afin d’assouvir leur curiosité j’imagine, ils m’invitent a prendre un thé. Nous causons encore de Tigana, Anelka, et des violences urbaines, principales associations d’idées liées à
Puis je lance cette idée de faire du stop d’ici jusqu’à Istanbul. « No problem », me répondent-ils en cœur. Je pars chercher mes affaires à l’hôtel avant que l’un d’entre eux ne me dépose à une station service à la sortie de la ville. Il prend même le temps de m’écrire un mot en turc expliquant ma démarche. Deux minutes plus tard, j’embarque dans le Trafic de Repüp, un livreur de médicaments en pharmacie. Formidable timing.
Je ne vais néanmoins pas jusqu'à Istanbul. Il me dépose à Tekirdag, à
Le trajet passe vite. Nous parlons encore de lui, de foot, mais aussi d’Istanbul. Du temps à venir aussi. « Dans trois jours, il neigera » me confie-il. La météo s’est largement refroidie, ici, à
Le long de la chaussée grasse, des hommes vendent du thé au verre. Les boutiques de ce quartier, elles, sont spécialisées dans les articles de musique.
Samedi 19 novembre
Alexis :
Aujourd’hui j’ai décidé de quitter la nationale pour bifurquer dans les terres. Je décolle à 7h30 avec la ferme intention de « gouter » à l’hospitalité turque des villages. Il pleut encore, il vente toujours…déprimant. Sur le chemin, Ergün, un garçon de 15 ans décide de m’accompagner un bout de chemin. Il est d’un physique plutôt rondelet et sue à grosses gouttes après deux kilomètres. Nous atteignons son village après
Et puis soudain, changement de programme. Un des clients se lève et m’invite à passer la nuit chez lui. C’est le seul qui bafouille quelques mots d’anglais et il me fait comprendre qu’ici, je peux avoir des problèmes, chez lui je serai le « misafir », l’hôte. Je suis soulagé. Osgur a une bonne tête et a plein de choses à raconter. Marin de profession, il a voyagé sur tous les continents et est fier de me présenter ses passports et quelques photos. Il vit avec sa mère, sa sœur, son beau-frère et son neveu dans une petite maison du village. Il m’offre l’unique chambre de la maison pour la nuit pendant qu’ils dormiront tous ensemble dans le petit salon. J’ai beau m’épuiser à lui dire que je ne veux pas de ce traitement de faveur, je dois accepter. Tout comme les dix verres de thé que nous prendrons ensuite dans le café beaucoup plus fréquentable dont son père était propriétaire jusqu’à sa mort. Son portrait est accroché au mur, il ressemblait à si méprendre à Michel Galabru. Ce soir il y’a une journée du championnat de football turc et je compte plus de 80 habitués dans le bistrot. Les yeux rivés sur l’écran, la cigarette à la main et le thé sur la table, ils suivent avec ferveur la rencontre.
Dimanche 20 novembre
Alexis :
Osgur est persuadé que je marche parce que je n’ai pas d’argent. Après m’avoir offert du thé toute la soirée, l’hospitalité et le petit déjeuner à 6h00 (les turcs sont très matinaux et se rendent tous au café après la première prière), il me glisse de force un billet de 5 YTL dans la poche (env 3€) pour que je prenne le bus qui part à Istanbul. Tétu comme une mule, je continue à pied pendant 20km et décide de prendre un bus pour rejoindre le centre d’Istanbul alors que j’entre dans la proche périphérie de la gigantesque ville de 12 millions d’habitants qui s’étend sur plus de 100 kms de large. Je prends successivement le métro et un funiculaire pour rejoindre le quartier de Taksim niché sur l’une des sept collines de la ville. J’y retrouve Clément et Florian, deux étudiants de l’ESSCA qui se proposent de m’héberger en attendant la délivrance de notre visa iranien. Rémi lui est chez Damien, un autre étudiant de l’école. Vive la solidarité étudiante.
Lundi 7 /
Mardi 8 novembre
Nous avons tant apprécié le cadre de la soiree de la veille que nous y plantons la tente le lendemain. La vue sur l’Acropole vaut bien un 3 etoiles !
Nos collocs du moment (Theo le francais, David le belge, Denis le lituanien, Carlos l’espagnol, Philip, Oliver et Nico les allemands) n’y voient pas d’inconvenient.
Nous passons en leur compagnie deux soirees tres conviviales.
Mercredi 9 novembre
Nous quittons les lieux a 7h45, assez tot pour prendre un train qui nous emmene a Rapsani et marcher quelques kilometres entre le Mont Olympe et la mer Egée. Sur le bord de la route, nous ne pouvons pas nous empecher de chipper raisins, kiwis et mures. Nous ramassons aussi des noix sur le sol. Nous progressons a un rythme tranquille pour ne pas brusquer le pied droit de Remi, toujours souffrant. La nuit tombe de plus en plus tot et nous decidons de camper sur la plage...
Alors qu’Alexis monte la tente, Remi va acheter du pain, notre denree favorite. Il s’agit d’un petit village et on ne compte guere plus de 50 habitants en cette periode de l’annee. Les deux missions accomplies, nous cherchons du bois pour allumer un feu. Personne ici ne nous derangera...
Le feu nous rechauffe et nous occupe pour la fin de notre soiree. Ce soir nous ne serons pas couchés à 20h comme des poules!
Jeudi 10 novembre
Nous levons le camp a 9h. Nous poursuivons notre route dans la plaine grecque. Nous sommes jeudi, attendus samedi a Thessaloniki. Nous pouvons donc marcher tranquillement aujourd’hui. La meteo est encore tres clemente, dès 10h nous sommes en T-Shirt !
Nous faisons halte pour déjeuner au chateau de Platamonas, où nous surplombons tout le Golfe de Thessaloniki. C’est magnifique ! La côte qui précédait le château valait le coup d’être franchie, même si nous avons souffert pendant 2 kms, le nez au raz du bitume.
Nous marchons l’apres-midi une quinzaine de bornes, agacés par les nombreux chiens de garde qui aboient sans cesse à notre passage. Au soleil couchant, nous établissons notre campement derrière un terrain de basket abandonné, le long de la voie ferree. Allongés dans l herbe, nous nous offrons un menu royal : pommes de terre en robe des champs et saucisses grillées sur un barbecue improvisé avec les sardines de la tente.
Vendredi 11 novembre
Qui a dit que le 11 novembre était un jour férié. Sans doute aujourd’hui apecevrons-nous clairement le Mont Olympe, point culminant de Grece (2915m), en marchant 30 km nous pourrons relier Dion, site archeologique renommé. Nous plions la tente et avalons rapidement quelques tartines de Nutella qui constituent depuis quelques jours notre petit dej’.
Dans le ciel, des oies migrent en V vers le sud. Signe que l’hiver approche !
A mi-course, nous nous regalons de succulentes pommes rammassées par terre le long de la nationale. Nous arrivons a Dion, cite antique de Dionysos, Demeter et Isis.
Le Mont Olympe est la, sous nos yeux ou plutôt au-dessus. Nous voulions bien tenter l’ ascension mais un guide est obligatoire...
Ce soir, il est plus difficile de trouver un lieu convenable pour faire du camping sauvage. La plaine n’offre pas de « planques ». Tant pis, nous nous installons entre deux remises, au bord d’un champ. Finalement, personne ne nous verra ainsi. Nous préparons le feu habituel, meme si les conditions sont plus difficiles. Nous sentons un vent du nord se lever. Est-ce bientôt la fin de la marche en T-Shirt ?
Samedi 12 novembre
La nuit fut difficile. Le terrain pas tres confortable. Sommeil en pointillé. Mais il s’agit aujourd’hui d’une petite etape jusqu’a Katerini, ou nous prendrons un train pour Thessaloniki. Giorgio, un ami du frere d’Alexis nous y attend. Nous profitons des toilettes de la gare et du train pour operer une rapide toilette. Nous tenons a etre un minimum présentables !
Nous le retrouvons a 16h. Ce veterinaire de 26 ans nous acueille tres gentillement dans son appartement du centre de Thessaloniki.
C’est une ville tres chique, au bord de la mer. « mais pas si touristique qu’elle n’y parait » nous confie en anglais Giorgio. Des ruines de l’epoque d’Alexandre Le Grand subsistent en pleine rue. C’est tres joli.
Le soir, nous sommes convies par Giorgio à ce qu’on pourrait appeler une « grosse bouffe », dans un restaurant anime de la ville. Les plats, typiquement grecs (statsiki, souvlaki, feta...), sont disposes au centre de la table. On partage tout, c’est la tradition ici. Ce sera verifié plus tard dans la soiree, après une petite balade le long du port, quand nous retrouvons des amis de Giorgio qui fetent l’anniversaire de l’une d’entre eux . Nous aurons diné deux fois ce soir...
Dimanche 13 novembre
Nous prenons le petit dejeuner dans un café qui offre une belle vue sur la baie , malgré un temps brumeux. Les grecs n’ont pas pour habitude de prendre un petit déjeuner ; il se contente d’un cafe frappé (café et sucre battus puis eau glacée). Les rues sont calmes. Nous déjeunons ensuite dans un des nombreux fast-food que comptent Thessaloniki. Attention, pas un fast-food américain, non un vrai local où l’on sert des giros-pita. Tous les menus sont en grec. Nous ne comprenons rien.
Nous passons le reste de la journée a préparer la suite du periple, notamment notre entrée en Turquie, prévue autour du 15 novembre.
Lundi 14 novembre
Nous débutons notre journée par la visite du marche de Thessaloniki. Les halles qui l’abritent sont typiques des marchés d’antan. Les rechauds, exposes entre cigarettes, conserves, fruits et vetements lui donnent egalement un air de bazar, que nous esperons trouver plus tard en Turquie. Remi passe ensuite 1h30 à la banque, tentant d’echanger des travellers sans etre commissioné. A croire que l’argent nous posera des problemes tout au long de notre route...
Nous preparons un bon diner avec Giorgio, notre puisque nous avons decidé de partir le lendemain pour Ferres, derniere ville grecque avant la Turquie. Au menu statsiki, radis, cotes de porc, patisseries locales (a base de noix, baignant dans le sirop de sucre, c’est excellent). De quoi prendre des forces pour le lendemain.
Mardi 15 novembre
Nous quittons l’appartement de Giorgio de bonne heure. Il ne faut pas rater le train de 7h53 qui nous emmene a Ferres. Enfin plutot a Alexandroupolis, son terminus pour problemes techniques inexpliqués. Nous rattrapons un bus qui opere la liaison. Les controleurs ne se souciant pas de notre destination, nous en profitons pour nous rapprocher encore de la frontiere. Nous descendons a Soufli, capitale de la Soie en Grece. Nous voulons y visiter le musee qui explique tout le processus de fabrication de ce textile decouvert par les chinois il y a 4000 ans. Il n’est ferme qu’un jour par semaine...le mardi. C’est bien notre veine. Nous ne pouvons pas passer a cote de cette mine d’information pour la suite de notre voyage. Il faut trouver un endroit pour dormir et le visiter demain. Oui, mais ou ? Nous demandons l’hospitalite aux gens. Ils ne nous comprennent pas. Alexis va voir les policiers, seuls eux parlent anglais. Ils lui repondent que nous pouvons camper dans les champs, en dehors de la ville. D’accord mais c’est loin et la nuit tombe. Pas l’envie de retraverser le village. L’eglise est fermee. Une maison abandonnee, avec l’accord des voisins, fera tres bien l’affaire. Nous y serons a l’abri du froid et du vent. Nous allumons deux bougies et il regne dans la piece a demi eclairée une atmosphere tres spirituelle.
A 21h30, nous nous endormons. A 22h, notre (profond) sommeil est perturbe par l’intrusion de 3 hommes, munis de puissantes Maglite. « Police, passports ! ». C’est pas vrai, des villageois les ont appeles. De peur d’avoir affaire a des voyous ? Encore a moitie endormis nous pestons, gemissons sous les ordres des policiers : « Hurry up ! Pick up your clothes ! ». Nous finissons par ceder, impuissants face a leur obstination. En moins de 10 minutes, nous nous retrouvons pour notre premiere fois dans une estafette. Au commissariat, 7 policiers nous entourent. Tous cigarette au bec.
« We are french. Students. No money to sleep in hostels. Please ! “ Peu à peu, ils comprennent notre desarroi. Nous dormirons finalement dans la gare, puisque le chef refuse que nous passions la nuit dans une cellule. La prison ça se mérite. Cet episode aura dure tout de meme 45 bonnes minutes...
Mercredi 16 novembre
Leves a 8h45, nous faisons une rapide toilette avant de nous rendre au musee. S’eut ete dommage de le louper. Nous visitons dans la foulee l’une des deux fabriques encore en activite a Soufli.
Nous reprenons la route vers 14h. En chemin, nous croisons le chauffeur qui nous a conduit en bus la veille. A nous voir repartir a pied dans l’autre sens doit il doit nous prendre pour des cinglés ! Nous sommes aussi amuses de recevoir un SMS d’Aurelie, qui nous a herberges à Athènes. Elle vient de nous voir sur le bord de la route alors qu’elle se rendait a Istanbul en bus.
Nous atteignons Peplos en debut de soiree apres 28 km de marche ; Dans ce village, un restaurateur nous indique un parc pour camper. Apres l’experience de la veille, nous ne sommes pas prets a etre une nouvelle fois reveilles par la police. Nous cherchons a etablir un campement plus sur chez des habitants. Mais ne pouvant pas non plus imposer notre presence dans leur jardin, nous montons finalement la tente au fond du parc.
