Bienvenue sur le blog de CapAsia !
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Que vous veniez de tous les endroits de la planète, vous allez découvrir l'univers captivant du monde de CapAsia, récemment imaginé à Angers, dans l'ouest de la France, par Alexis et Rémi.
A 21 ans, nous allons emprunter les mythiques sentiers de la Soie, jusqu'à Pékin, de septembre 05 à juillet 06.
Nous décrirons ici notre périple : itinéraires, récits, photos, moments de galère...bref nous voulons vous faire vivre notre aventure "en direct live"!
N'hésitez pas à poser des questions, poster des commentaires, des messages de soutien, on prend TOUT !!!
Bon voyage et à très bientôt !
Mercredi 8/03 : que la montagne est belle…
Nous continuons aujourd’hui la
Il est 15h et l’ascension commence. Au fur et a mesure que les virages s’enchainent, que nous prenons de l’altitude, le temps se refroidit. Ce n’est plus de l’asphalte que nous avons sous les pieds mais une epaisse couche de verglas qui oblige certains vehicules a mettre les chaines. Le prochain village est a plus de
Vers 17h30 et pour la premiere fois depuis notre entrée en Asie Centrale, on nous refuse l’hospitalite! La nuit tombe et il nous faut continuer, absolument. Il est impensable de planter la tente a cette altitude, il y gele meme en plein ete!
Apres
Jeudi 9/03 : vers Bishkek
L’ascension du col n’est pas finie et c’est après
Nous entamons la descente du col, tres technique elle aussi. Bishkek est encore a plus de
Kanadbek, notre contact esperantiste nous recoit chez lui et nous fait visiter la ville, tiree au cordeau. C’est une capitale agreeable, aux larges avenues bordees d’arbres et de jolis parcs avec en toile de fond les montagnes, a moins de
Vendredi 10/03 : la bureaucratie, heritage sovietique
Kanadbek a raison, avant toute chose, il faut aller a l’Ovir. L’Ovir est le bureau d’enregistrement des etrangers et le lieu ou l’on demande les prolongations de visa. C’est pour cette requete que nous nous y rendons ce matin. En effet, nous avons un visa de 30 jours mais nous estimons que 15 jours supplementaires nous permettraient d’envisager sereinement notre entree en Chine par le col d’Irkeshtam, a plus de
L’Ovir est le genre de bureaux insuportables ou se presse une foule de gens qui n’ont pas demande a etre la. Bien sur pour satisfaire toutes les demandes, il n’y a qu’une employee debordee qui fait pourtant de son mieux, ne soyons pas medisants. Il faut prendre son mal en patience, ce qui, visiblement, n’est pas l’avis de tous. Cela fait trios heures que j’attends et voila qu’une petasse russe aux seins siloconnes pretend qu’elle etait la avant moi. Et elle me prend pour un americain… Evidemment puisque je parle anglais, comment n’y avais-je pas pense? Avec ses trios gamins, le bureau fait desormais office de garderie. Je prefere me taire et la laisser passer… Alors que
Nous avons aussi toutes les difficultes du monde a change un traveler cheque dans l’apres-midi. Voila comment se passé une journee ensoleillee dans les couloirs de Bishkek.
Alexis
Jeudi 2 mars : “Passage de frontiere. 1ere !”
Après la semaine euphorique passee en compagnie du frere et du pere d’Alexis, nous progressons a pied sur la route du Kirghizistan. Goutons une derniere fois aux delices de la cuisine d’Ouzbekistan et a la fabuleuse hospitalite de ses habitants. Après qu’on nous ait refuse notre passage de douane au petit poste-frontiere de Namangan (“Tourist? Niet. Only Ouzbeks or ”. Logique difficile a comprendre…), nous devons, a 1 km du territoire kirghize, rebrousser chemin. Quelle frustration !
Vendredi 3 mars : Kirghizie, enfin !
Course contre la montre. Notre visa expire aujourd’hui et nous sommes encore a 100 km de la frontiere Andijan-Och. Impossible evidemment de marcher. Le temps est pourtant si propice…
La frontiere ressemble elle-meme a un bazar : etals de fruits et legumes, cigarettes, electromenager, bureaux de change…
Le douanier est jeune et plein d’humour. Nous completons meme sa collection de pieces de monnaies etrangeres (5 centimes d’euros, maigre contribution…). Nous voila en Kirghizie !
Och, a 5 km, est une ville aeree, dynamique, et…jeune ! Nous sommes invites le soir meme par une etudiante en anglais de 21 ans. Elle habite avec ses parents et ses deux freres, dans une maison a l’ecart de la ville. La piece-a-vivre est on ne peut plus conviviale : 10m2 dans laquelle on mange, se divertit et dort. On l’assimilerait a un squat en France!
Samedi 4 mars : Och
Nous nous baladons le matin parmi les etals de kalpaks (ces grands chapeux kirhizes, que tout les homes portent ici) et le
Nous prenons le soir un minibus pour Jalal-abad. Le temps est doux. Nous plantons la tente au sommet d’un col (1000 m), a cote d’une ferme.
Dimanche 5 mars : Paturages
Nous nous reveillons alors que le soleil se leve a peine. Nous ne pouvons pas resister a l’envie de marcher au milieu de ces paturages verdoyants, ou chevaux, vaches et brebis broutent paisiblement.
Nous rattrappons ensuite le ruban d’asphalte qui mene a Bishkek. Sur le bord de la route, on on s’affaire a peindre a la chaux les troncs d’arbres. Premisses du printemps ?
Quelle est notre surprise aussi de croiser nombre d’hommes, un veau ou un cheval a la main. Tous reviennent du Nous contactons Tilek, rencontre a Och la veille, a qui nous devons donner la photo prise sur la montagne Souleiman. Nous y passons la soiree en compagnie de sa femme et de son beau-frere, autour d’un inevitable plov !
Lundi 6 mars : Mariage kirghize
Aujourd’hui, c’est jour de marriage au village ! On nous y invite. Quelle ambiance ! Hommes et enfants se reunissent de 11 a 14h pour partager un enorme plov.
Le soir, les femmes les rejoignent pour danser allegrement sur des musiques russo-kirghizes. Le dehanchement “special frenchie” a beaucoup plu !
Regagnons le soir la maison de Max pour…manger. Encore !?! Apres tout, il faut prendre des forces pour franchir les prochains cols a 3000 m, non ?
Mardi 7 mars : Toktogul
Nous prenons une liaison a 7h pour Toktogul. Le bus peine sur la route accidentee (non goudronnee par endroit). Pendant 7 heures il nous faudra supporter la musique entetente du radio-k7.
Nous descendons pour admirer de plus pres le lac de Toktogul. Il est pur et les montagnes environnantes superbes.
En entamer le tour nous vaudra quelques cabrioles, sans danger toutefois.
Nous remontons sur la crete et rejoignons un petit village perdu. Perdu? Pas tant que ca car on nous y indique expressement une auberge.
Mardi 7 fevrier
Kaioum, chez qui nous avons passe la nuit nous sert un petit dejeuner typique avant de nous laisser prendre la route pour Boukhara. Dans le bol, un bouillon de ragout tout chaud melange a du lait fraichement tire nous attend.
Nous partons vers 8h pour une etape de 45 km. Nous avons pris l'habitude de diviser la journee en trois marche de 15 km, soit 3 heures. Nous marquons une pause en compagnie de vendeurs de grenades puis la seconde dans une chaikhana (maison a the). La route n'a rien d'exceptionnel, c'est un grand axe comme nous les redoutons, mais il est symbolique : dans un peu plus de 260 km nous devrions attendre la place du Registan a Samarcande.
Vers 18h nous nous apercevons de la perte de notre carte d'Asie Centrale sur la route. Je fais demi-tour en courant mais elle reste introuvable.La nuit est tombee et il est trop tard pour monter la tente. Nous avons refuse une invitation il y'a une heure et a present nous ne savons pas ou dormir. Nous passons finalement la nuit dans une chaikhana, en compagnie d un vieux sage qui prend Remi pour un pieux musulman a cause de son bouc.
Mercredi 8 fevrier
Nous quittons nos hotes a 8h et reprenons la route poussiereuse, bruyante et monotone. A 11h nous prenons une pause-the avec des ouvriers de la voirie qui nous posent les eternelles questions de presentation et d'argent. Pour ne pas bousculer les esprits des gens qui nous considerent vite comme des millionnaires, nous pretendons n'avoir depenser "que" 1000 euros en 5 mois de voyage, ce qui ne les choque pas du tout. La majorite des hommes n'imaginent pas que plus de 6000 km separent nos pays. Ils connaissent de la France ses plus grandes figures... Alain Delon, Mireille Matthieu, Pierre Richard et Voui de Founesh dans Fantomas, la tour Eiffel et inevitablement Zidane. Nous observons aussi un moment les femmes s'activant dans les champs de coton qu'elles labourent en rythme et a la main. Le spectacle est saisissant, les robes multicolor ondulent dans le vent et donnent au paysage des airs de fete. Apres les 45 km d'hier les sacs et le chariot se font lourds. Vers 17h30, nous demandons a un couple de paysans l'autorisation de planter la tente dans un champ qui jouxte leur maison de terre. Le cadre est ideal et l'atmosphere reposante. Autour de nous les fameuses steppes d'Asie Centrale, a perte de vue. La journee a ete chaude et nous restons dehors a nous etirer jusqu'a la nuit.
Jeudi 9/02
Les paysans nous offrent le the et des tartines d'un miel si dense qu'on pourrait y laisser la lame de nos couteaux suisses. Ils nous en font cadeau d'un petit pot.
Il est deja 9h et la monotonie de la route est pesante : chaikhana, camions, charettes tirees par des anes, petites echoppes sans charme...
A 14h nous atteignions Navoiy, l'unique ville d'importance entre Boukhara et Samarcande. Nous faisons quelques provisions pour la soiree, ce qui ne sera pas utile puisque nous rencontrons Samin, un homme d'une cinquantaine d'annees qui nous offre avec sa sympathique famille une soiree inoubliable. Il est auditeur financier et possede une belle propriete ou ses 5 enfants vivent aussi. Nous mangeons pour 4, vidons quelques verres de vodka avant de tomber dans un profond sommeil. Dehors le vent souffle toute la nuit... et si nous avions dormi sous la tente?
Vendredi 10/02
Le petit dejeuner est veritablement royal : lait, the, patisseries maison, confiture, bottreaux... Dehors le temps est pourri : il pleut et il vente. Apres 5 minutes, nous voila trempes jusqu'aux os, eclabousses par les camions. A midi nous nous contentons d'un pain et d'un saucisson pur ne pas nous alourdir d'avantage. Comme les jours precedents nous demandons ou nous pouvons planter la tente vers 17h30, alors que nous n'avons pas parcouru plus de 38 km. Cette tente s'avere, sans que nous cherchions a en profiter, un excellent pretexte. Quel ouzbeke accepterait de nous laisser dormir dehors alors que toutes les maisons disposent de grandes pieces pleines de matelas que l'on etend sur les tapis. Ce soir notre hote a 31 ans et ne sent pas la vodka, contrairement aux autres hommes du village croises a la sortie de la chaikhana a l'entree du pate de maison, meme si nous aurons droit a quelques verres pendant le repas.
Samedi 11/02
La journee est magnifique et nous retrouvons notre rythme de marche. A Kattagorgan, nous franchissons un barrage policier ou on nous demande nos passports. C'est la premiere fois que nous devons les soumettre puisque dans les nombreux barrages precedents, une poignee de main et un sourire suffisait a passer sans soucis. Pendant le controle, un "ami" vient ravitailler le poste en dissimulant grossierement deux bouteilles de vodka sous son blouson.
Hier nous nous sommes arretes des 17h30 et nous entendons bien pousser un peu ce soir. Vers 18h15, alors que la nuit pointe son nez, nous franchissons une derniere cote et demandons a planter la tente a proximite d'une station service. Les pompistes nous offrent l'hospitalite et le repas. Nous aurons decidement tout fait pendant ces derniers jours. La nuit est agreable malgre les passages des voitures a la pompe.
Dimanche 12/02
Nous partons a 8h30 alors que nous sommes deja prets depuis une heure. Nous refusons, desoles, le plov qui doit arriver dans une heure. Nous ne somme plus qu'a 66 km de Samarkand et l'envie d'en finir se fait attendre.
11h, la catastrophe.
Ce matin, il fait froid et nous ne sommes pas au mieux. Je souffre du dos depuis quelques jours et depuis hier soir, Remi a mal au ventre. Je suis devant et attaque tete baissee une belle cote en tirant tirant le chariot. Sans me prevenir, Remi s'arrete en urgence pour se soulager d'une envie tres pressante. En atteignant le sommet, je m'apercois que Remi s'est arrete. Dans le fosse, a l'abri des regards, Remi ne peut voir la voiture grise qui s'arrete a hauteur de son sac, reste sur le bord de la route. Un homme s'en empart et la voiture repart en trombe. Remi, impuissant et incredule, comprend soudain ce qui vient de lui arriver. Trop loin de la scene, je ne peux pas non plus intervenir, ni meme relever le numero de la plaque. La suite de la journee se passe entre la chaikhana du village et l'endroit precis du vol. Reconstitution, interrogatoire, recueil des temoignages, deploiement d'un dispositif impressionnant... 25 policiers sont mobilises sur le site, l'affaire est prise tres au serieux et nous ne pouvons pas douter de l'importance des moyens mis en oeuvre pour retrouver le sac. On va meme jusqu'a photographier la merde de Remi!
Un homme du village pretend avoir releve le numero de la plaque et apporte donc une piece importante pour l'enquete, si toutefois il ne se trompe pas. Nous rejoignions dans la soiree le commissariat de Juma ou nous rencontrons le chef de la police criminelle. La police est aux petits soins et d'une gentillesse surprenante. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, ils s'apercoivent bien vite que nous n'avons pas dormi a l'hotel au moins une fois tous les 3 jours comme l'exige la loi que nous ignorions. Nous devrons donc rester a l'hotel dans les prochaines nuits alors que nous pourrions loger chez notre contact esperantiste, Anatoli, qui deja ce soir nous est d'une aide precieuse pour la traduction.
